Dossier

Cybercriminalité et arnaques sur internet

28 février 2017
Cybercriminalité et arnaques sur internet

28 février 2017

Internet a permis à un nouveau genre de fraude de se développer : la cybercriminalité. Leurs auteurs utilisent de nombreuses techniques pour arnaquer les consommateurs un peu trop confiants et s’emparer de leurs données personnelles. Veillez à sécuriser vos données et évitez les comportements à risques.

Etat des lieux de la sécurité

Les très nombreuses brèches de sécurité dans les systèmes informatiques permettent aux criminels de faire main basse sur une incroyable masse d’informations : adresses mails, adresses physiques, numéros de téléphone, dossiers médicaux, informations financières, etc. Selon Symantec, société éditrice du logiciel de sécurité Norton, 77 % des sites Web présentent au moins une faille de sécurité, et dans 12,5 % des cas, celle-ci est critique.

Plus de 550 millions d’identités seraient compromises dans le monde. Les criminels ne se limitent d’ailleurs plus à l’envoi de mails pour escroquer leurs victimes : elles les contactent directement pour les amener à divulguer des données personnelles. Ces opérations sont de mieux en mieux ciblées. 

Du particulier à la multinationale

Tant les particuliers que les organisations publiques et privées en sont victimes. En 2014, le pirate informatique Rex Mundi a publié les données, dont des numéros de compte en banque, d’environ 6000 Belges inscrits dans des bureaux d’intérim. Ces données ont été publiées suite au refus des bureaux d’intérim de payer les sommes exigées pour leur non-divulgation. Ces 6000 personnes sont dès lors devenues des cibles faciles pour les fraudeurs. En avril 2015, les sites internet des quotidiens Le Soir, La Libre, L’Avenir et la DH ont été victimes d’importantes attaques informatiques. Le site du "Soir" a été rendu inaccessible pendant plusieurs heures et le bouclage du journal a été perturbé.

Appareils mobiles

A l’heure actuelle, les menaces ciblées sur les appareils mobiles, smartphones et tablettes restent limitées mais s’amplifieront à l’avenir. Ces appareils utilisent des systèmes d’exploitation (Android, Windows Phone, etc.) présentant des failles de sécurité à l’instar des systèmes d’exploitation pour les PC classiques. Ils contiennent de plus en plus souvent des informations susceptibles d’intéresser les criminels de tout poil : listes de contacts, informations professionnelles ou financières, etc. Contrôlez le comportement de vos appareils mobiles : l’apparition d’écrans publicitaires sauvages, un trafic de données ou une facture en hausse anormale sont des signaux à prendre au sérieux. Ne multipliez pas les applications inutiles sur vos appareils.