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Jouets connectés : mieux vaut éviter !

15 novembre 2017
produits connectés

15 novembre 2017
A l’approche de la Saint-Nicolas et des fêtes de fin d’année, la tentation peut être grande d’acheter le dernier objet connecté pour votre enfant. Cependant, nous vous invitons à la prudence et à ne pas vous jeter dessus les yeux fermés. Les objets pouvant se connecter à l’internet sont une menace potentielle pour la sécurité et la vie privée de vos enfants.

Une récente illustration du problème a été l’enquête sur les montres connectées pour enfants réalisée par l’organisation de consommateurs norvégienne Forbrukerradet. Ces montres, dotées d’un capteur GPS, d’un microphone et parfois d’une fonction SOS, s’annoncent comme un objet à la fois ludique et pratique pour l’enfant et sécurisant pour les parents.

Mais la réalité est tout autre. L’enquête a démontré qu’il était relativement facile pour une personne extérieure d’écouter ou de communiquer avec l’enfant au travers de la montre. Cette personne pourrait même manipuler les informations de géolocalisation et indiquer une position fausse. A ces soucis de conception s’ajoute souvent un manque total de transparence concernant la manière dont sont utilisées les données collectées par l’appareil. Seule une des quatre montres testées mentionnait l’utilisation des données à des fins de marketing. 

D’autres appareils concernés

Ces montres ne sont qu’un exemple dans l’éventail des appareils connectés pour enfants comprenant poupées, peluches ou autres tablettes. Plusieurs produits s’étaient déjà révélés problématiques. Par exemple, au début de cette année, l’Allemagne avait interdit la commercialisation de la poupée connectée "My Friend Cayla". Elle incluait une connexion Bluetooth non sécurisée d’une portée de 15 mètres, permettant à n’importe qui de communiquer avec l’enfant par l’intermédiaire du microphone et des haut-parleurs intégrés.

On pourrait également penser à l’affaire des tablettes pour enfants de la marque Vtech. Fin 2015, un hacker était parvenu sans peine à récolter non seulement les données personnelles de 5 millions de parents et de plus de 200 000 enfants, mais aussi des photos, des messages texte et des enregistrements audio. Ceci démontrait le peu d’effort mobilisé par la société Vtech pour la protection de la vie privée de ses utilisateurs.

Que faire ?

La première attitude à adopter est la prudence. Il ne faut pas céder à l’appel marketing, ni à la pression des enfants qui veulent la dernière tablette ou poupée connectée à la mode. Il faut être conscient que chaque objet connecté récolte des données personnelles, et que les enfants y sont particulièrement vulnérables. Donc, c’est aux parents de veiller à ce que le jouet réponde aux normes de sécurité et de respect de la vie privée, ce qui en soi n’est pas spécialement évident.

Il faudra probablement attendre quelque temps avant que tous ces objets soient soumis à une réglementation plus stricte garantissant la sécurité et le respect de la vie privée, et ainsi être rassuré avant de passer à l’achat. En attendant une réglementation plus stricte, Test Achats a transmis ses doléances aux autorités concernées en leur demandant d’agir rapidement. De leur côté, certains magasins en ligne ont déjà retiré de leur catalogue les montres-jouets connectées incriminées.


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