Guide d'achat

Guide d’achat d'une dashcam

08 juin 2017
dashcams caméra embarquée

08 juin 2017
Les dashcams gagnent en popularité. Elles peuvent, entre autres fournir une preuve à charge si elles enregistrent un accident. Intéressé(e) ? Lisez d'abord nos conseils. Vous trouverez ces appareils vous-même principalement en ligne. Ne payez certainement pas plus de 200 € !

Une dashcam est un appareil placé sur le tableau de bord d’une voiture ou d’un camion pour filmer ce qui se passe à l’avant du véhicule pendant le trajet.

La dashcam est surtout intéressante pour apporter la preuve d’un accident ou d’un délit survenu en cours de route, que vous en soyez vous-même victime ou non. La caméra est principalement équipée pour filmer de près ; sa qualité d’image est généralement comparable à celle d’un smartphone moyen.

Si vous roulez souvent ou surtout de nuit, vous n’en aurez pas beaucoup d’utilité. Dans l’obscurité, la caméra filme en effet uniquement ce qui apparaît dans le faisceau lumineux des phares, ce qui est évidemment très limité. En outre, le contraste entre l’obscurité et la lumière empêche de distinguer par exemple la plaque minéralogique d’un véhicule situé à l’avant ou circulant en sens inverse.

Quelles sont les caractéristiques à prendre en compte?
  • Carte mémoire Un dashcam doit être munie d’une carte mémoire pour stocker les images. Sa capacité varie de 32 à 128 GB. Habituellement, vous devez acheter la carte en plus de l'appareil. Lorsque la mémoire est pleine, les fichiers les plus anciens sont automatiquement écrasés. Mieux vaut donc transférer les images importantes sur le disque dur de votre ordinateur, directement depuis la carte SD ou via un câble USB (qui est rarement compris).
  • Fonction parking, capteur G, détection de mouvement : Vous pouvez laisser tourner la dashcam lorsque votre véhicule est stationné en utilisant la fonction parking. La caméra filme alors en continu, mais sans stocker les images. Lorsqu’elle constate un impact sur votre véhicule au moyen du capteur G, elle enregistre les images qui précèdent l’impact jusqu’à quelques minutes après l’incident. Si la caméra est équipée d’un dispositif de détection des mouvements, les images sont stockées dès que quelque chose bouge à proximité. Le capteur G équipe d’office la plupart des modèles, mais la détection de mouvements fait défaut sur de nombreux modèles. A noter que cette fonction n’est utile que lorsque votre voiture est stationnée à un endroit désert : dans un quartier animé, la caméra filmera en permanence en stockant les images.
  • Traceur GPS : Idéalement, un traceur gps est intégré dans la dashcam. Non pas pour vous indiquer le chemin, mais pour ajouter un code temporel et une localisation aux images. Cela permet d’utiliser beaucoup plus facilement les enregistrements en tant que preuves, par exemple après un accident.
  • Adhésif/ventouse : Pour fixer l’appareil à votre pare-brise, vous avez le choix entre un adhésif et une ventouse. Nous préférons la seconde option, car l’adhésif est inamovible.

Certaines fonctions sont vraiment superflues. Ainsi, plusieurs appareils sont munis d’une deuxième caméra pour filmer l’arrière du véhicule, mais ils coûtent beaucoup plus cher et leurs images sont en général de qualité douteuse. Mieux vaut acheter une deuxième dashcam, de préférence de la même marque. Les dashcams qui vous avertissent lorsque vous vous déportez involontairement sur une autre bande de circulation ne sont pas vraiment efficaces.

Comment puis-je utiliser légalement les images de ma dashcam?

Vie privée : Vous pouvez installer une caméra dans votre voiture, stocker les images filmées et les utiliser dans un cadre privé. Mais d’autres règles s’appliquent dès que d’autres personnes apparaissent sur ces images ou que vous souhaitez les publier. Le droit à l’image prévoit en effet que l’on ne peut filmer quelqu’un sans son consentement explicite. La loi sur la protection de la vie privée dispose notamment que le propriétaire d’une dashcam doit informer les personnes filmées. Il doit également faire enregistrer sa dashcam auprès de la Commission vie privée. 

Charge de la preuve : Si votre appareil a été témoin d’un accident, que vous y soyez ou non impliqué, vous disposez peut-être d’images permettant de prouver qu’un usager de la route est en tort. La situation se corse dans ce cas-là, car les données pénales sont doublement protégées par la loi sur la vie privée. Vous ne pourrez pas utiliser ces images, sauf pour votre propre cause. Et à condition d’en avertir les personnes filmées. Juste après une collision, il n’est pas toujours évident d’en parler calmement avec la partie adverse…

Formulaire d’accident : Même si l’utilisation d’une dashcam a été encouragée par une compagnie d’assurances, vous devrez de toute façon remplir le constat après un accident. Les images de dashcam peuvent tout au plus apporter un complément d’information, sans toutefois contredire les données figurant sur le constat à l’amiable, même si elles montrent une réalité différente de celle décrite.

Tribunal : En justice, vous pouvez en principe utiliser des images d’une dashcam pour autant que vous remplissiez toutes les conditions légales. Même si elles ont été enregistrées contre la volonté de la partie adverse, elles ne seront pas nécessairement rejetées. Le dernier mot reviendra au juge.


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