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Décembre 2008 : le sort réservé aux obligations il y a 9 ans - lundi 15 décembre 2008
Fortis a émis par le passé de nombreuses obligations. 

Les épargnants inquiets du sort de leurs obligations seront toutefois soulagés d’apprendre que s’ils le souhaitent, ils peuvent demander depuis le 16 décembre le remboursement anticipé des obligations émises par Fortis Finance, une des entités du groupe, et ce, à 100 % de leur valeur nominale. Il n'y a pas de limite dans le temps pour effectuer cette demande.  Seules les obligations de type « plain vanilla » (dernière colonne du tableau) seront remboursées à leur valeur nominale. Pour les obligations de type « Equity linked », « Credit linked », « Inflation linked » et « Interest linked », le prix de remboursement anticipé sera communiqué ultérieurement. Pour se faire rembourser, il suffit de s’adresser à son agence habituelle. Les intérêts seront payés prorata temporis jusqu’au jour de la revente.

 

Remboursement ou pas ?
En demandant le remboursement des obligations, l'investisseur doit prendre en compte le fait que les nouveaux placements offrent peut-être des coupons moindres que les obligations de Fortis. Mais au-delà de cet aspect, il convient surtout de considérer le risque lié à ces obligations. Le contexte a considérablement évolué depuis le moment de l'achat. Le rating de Fortis Finance est ainsi descendu à BBB-, dernier cran avant d'entrer dans la catégorie des obligations à caractère spéculatif. 
Par ailleurs, si Fortis déclare disposer de moyens suffisants pour honorer ses engagements, il reste encore de nombreuses incertitudes quant au devenir du groupe, comme en témoignent les nombreux rebondissements intervenus ces derniers jours. L'investisseur allergique au risque et qui avait acheté ces obligations en pensant qu'elles étaient totalement sûres profitera donc de l'opportunité qui lui est offerte pour demander le remboursement.

 

Et les obligations perpétuelles ?
Fortis nous a précisé qu’il n’est pas prévu pour le moment de rembourser anticipativement les obligations perpétuelles subordonnées émises en mai dernier. En attendant, le cours de ces obligations cotait encore récemment autour de 50 %. Nous ne vendrions pas à ce prix.

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