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Notre analyse du 19 janvier 2009

il y a 9 ans - lundi 19 janvier 2009
L’approche des assemblées générales et la perspective de quelques scénarios d’avenir ont rendu espoir aux investisseurs et stimulé le cours.

L’incertitude persiste
Le 12/12/08, la cour d’appel de Bruxelles a gelé la vente, conclue début octobre, des actifs de Fortis à BNP Paribas (voir organigramme) et laissé à l’assemblée générale extraordinaire le soin de décider quant aux ventes d’actifs (ce que nous réclamons depuis toujours). En attendant l’assemblée cruciale du 11/02, un comité de 5 experts doit enquêter sur les évènements passés et les transactions décidées et livrer, au plus tard début février, un rapport provisoire. Il doit aussi négocier avec les différentes parties (dont Test-Achats) pour dégager une solution. Mais jusqu’ici, D. Reynders refuse de négocier avec nous ou d’autres représentants d’actionnaires.

 

Nommer un nouveau conseil ...
Quoi qu’il en soit, le 11/02 à Bruxelles et le 13/02 à Utrecht, les actionnaires voteront pour nommer un nouveau conseil d’administration. Car aux assemblées des 1 et 2/12/08, aucune majorité n’avait été atteinte pour élire 3 des 5 candidats proposés par Fortis. Entre-temps, les défenseurs des intérêts des actionnaires (dont Test-Achats) se sont unis et proposent ensemble 4 candidats. L’actionnaire chinois Ping An et Fortis en proposent chacun 2. Il est donc primordial de voter pour «nos» 4 représentants, lesquels se prononceront, en cas de négociations et de décisions sur l’avenir de Fortis, dans l’intérêt du petit actionnaire, tout en préservant celui des clients et des épargnants.

 

…et le démantèlement ?
Par ailleurs, les actionnaires qui ont acquis leurs actions au plus tard le 14/10/2008 pourront se prononcer à Bruxelles (et non à Utrecht !) sur les transactions de début octobre : vente des activités banque et assurances néerlandaises à l’Etat néerlandais, achat par les autorités belges des 50 % restants de Fortis Banque Belgique, vente de 75 % de Fortis Banque Belgique et de 100 % de Fortis Insurance Belgium à BNP Paribas.Sans marquer de désaccord de principe quant à ces transactions, nous conseillons de voter contre, pour ouvrir la voie à de nouvelles négociations et à des alternatives susceptibles de créer plus de valeur pour l’actionnaire.

 

Et après les 11 et 13 février ?
Si les assemblées approuvent les transactions, les ventes seront conclues comme prévu. Sinon, divers scénarios sont possibles. Dans le cas le plus extrême, on en reviendrait à la situation du 29/09, après le premier sauvetage : seulement 49 % des activités bancaires aux mains des Etats belge, néerlandais et luxembourgeois. On pourrait aussi nationaliser totalement Fortis Banque Belgique. Ou encore créer une grande banque belge (fusion de Fortis, Dexia, Ethias). Ce scénario nous semble néanmoins moins vraisemblable, compte tenu du grave impact social possible. En l’essence, pour autant que les autorités compétentes veillent à maintenir une concurrence suffisante au sein du secteur bancaire belge, nous ne repoussons aucun scénario. Tout dépend des conditions financières qui y seraient liées.

Ce que nous souhaitons
Si les autorités belges (et néerlandaises) devaient malgré tout ne pas tenir compte de la réprobation des actionnaires, cela donnerait sans doute naissance à des procédures judiciaires coûteuses et incertaines. Nous sommes partisans d’une solution négociée, de préférence avant l’assemblée du 11/02. Si nous n’y parvenons pas, nous espérons que nos candidats, capables de défendre vos droits, seront élus en majorité au conseil. Comptant sur vous, nous vous adresserons bientôt par e-mail les instructions pour nous donner procuration pour vous représenter aux assemblées. Georges Ugeux, le candidat président que nous soutenons, estime que de nouvelles conditions de cessions à BNP Paribas pourraient relancer le cours jusqu’à 5 EUR d’ici 3 ans et même à 10 EUR à plus long terme.

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