Article
Les menaces il y a 8 ans - mercredi 4 février 2009
Fortis tente de faire en sorte que les opérations de cession à BNP Paribas soient approuvées, coûte que coûte. Nous ne pouvons l’accepter.

Le week-end dernier, Fortis Holding a publié un complément à la circulaire adressée à ses actionnaires en vue des assemblées générales extraordinaires des 11 et 13 février prochains.
En dépit des événements de la nuit du 30 janvier et des petites adaptations prévues au deal avec BNP-Paribas, l’ordre du jour des assemblées n’est pas modifié. Il devrait néanmoins être “réinterprété” par les actionnaires.   Des termes de la nouvelle circulaire, nous pouvons déduire que voter “non” pour le nouveau deal, c’est accepter automatiquement que les accords d’octobre 2008 restent d’application et soient exécutés.


Concrètement, les actionnaires de Fortis ont uniquement la possibilité de choisir entre le nouveau et le précédent deal avec BNP Paribas. En d’autres termes, selon l’interprétation tendancieuse de Fortis – qui, tout comme le rapport des experts, semble aiguillonnée par l’Etat belge – les actionnaires de Fortis n’ont plus la possibilité de s’opposer “tout court” à la vente à BNP Paribas.

Selon nous et les autres groupements d’actionnaires, cette approche est totalement illégale et contraire au jugement de la cour d’appel du 12 décembre 2008.


Nous exigeons dès lors que l’ordre du jour de l’assemblée générale soit adapté à la nouvelle situation, de sorte que les actionnaires puissent se prononcer sur tous les éléments de l’ancien et du nouveau deal.
Fortis semble tenter de manipuler ses actionnaires et faire en sorte que les opérations de cession soient approuvées, coûte que coûte.
Contrairement à ce que prétend Fortis, nous sommes convaincus que, si lors des assemblées de la semaine prochaine, les actionnaires rejettent les point cruciaux de l’ordre du jour sur le démantèlement du groupe, cela signifiera que le deal d’octobre avec BNP Paribas N’EST PAS valide et que le conseil d’administration de Fortis ne peut pas l’imposer.

S’il le fait, il outrepassera ses pouvoirs et se mettra en désaccord avec ses propres statuts et avec sa charte de bonne gouvernance !  

Partagez cet article