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Novembre 2008 : rapport spécial du conseil d'administration il y a 9 ans - lundi 24 novembre 2008

A la veille des assemblées générales des 1 et 2 décembre, les actionnaires de Fortis pouvaient légitimement s’attendre à une information digne de ce nom dans le rapport spécial du conseil d’administration destiné à leur permettre de voter en connaissance de cause la poursuite des activités de Fortis. Malheureusement, force est de constater que Fortis s’obstine à persister dans une communication lacunaire que nous dénonçons depuis juin 2008. 
S’il n’est absolument pas dans notre intention de voter la dissolution de l’entreprise, nous tenons à dénoncer la piètre qualité de ce rapport et mettons en demeure le conseil d’administration et les réviseurs de remédier aux carences observées. Outre l’approbation des comptes par les commissaires réviseurs, curieusement absente, nous estimons en effet que toute une série d’informations élémentaires doivent être portées à la connaissance des actionnaires dans les plus brefs délais. Il en va ainsi de :
– un véritable business plan sur les deux ou trois prochaines années avec une stratégie claire, des mesures de redressement et des prévisions chiffrées
– la liste des obligations et autres engagements hors bilan
– la description détaillée des activités
– la justification des salaires de la direction
– les bilans et comptes de résultats au 31 octobre 2008 des neuf filiales et six co-entreprises qui se cachent derrière Fortis Insurance International. 
Par-dessus tout, alors que le portefeuille de crédits structurés détenu à 66 % constituera l’essentiel de la valeur de la société, nous ne comprenons pas que l’information aux actionnaires ne comporte aucune description claire et détaillée de ce portefeuille, ainsi que l’estimation justifiée de la valeur de chacune de ses composantes. Une fois de plus, nous nous demandons pourquoi la CBFA ne prend pas ses responsabilités dans sa mission de contrôle de l’information et du bon fonctionnement des marchés financiers.

Quoi qu’il en soit, les assemblées générales extraordinaires des 1 et 2 décembre seront riches d’enseignements et nous vous encourageons vivement à y participer. L’occasion pour vous, actionnaire, de manifester enfin votre mécontentement et de tenter de rompre avec le passé.

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