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Trois fois non ! il y a 8 ans - mardi 3 février 2009
Tant attendu, le rapport des experts exigé par la Cour d’appel et destiné à éclairer les actionnaires à la veille des assemblées générales des 11 et 13 février s’est révélé très décevant et ambigu. 

Globalement, c’est la thèse du cas de force majeure chère à notre gouvernement qui y est présentée. Tant la vente des activités aux Néerlandais que l’accord de principe avec BNP Paribas y sont qualifiés de « logiques et raisonnables » et les prix négociés d’appropriés au vu du contexte. 
Plutôt que de procéder à de réelles valorisations indépendantes des actifs cédés, les experts tentent de justifier a posteriori, de manière tendancieuse et peu argumentée, les transactions conclues et leurs valorisations. Mais en agissant ainsi, les pages du rapport démontrent aussi (malgré elles ?) les sous-évaluations systématiques dont ont fait l’objet la quasi totalité des actifs du holding. Aurait-on voulu contenter tout le monde ? En tout cas, probablement pour s’assurer d’un soutien moral supplémentaire en vue des AG, le gouvernement s’est empressé de prendre en compte les recommandations du rapport pour tenter de réparer une partie des dégâts de sa gestion désastreuse… mais une fois de plus sans consulter les actionnaires minoritaires ! Pourquoi les experts n’ont-il pas mené une médiation ? L’arrêt de la Cour d’appel leur en donnait pourtant mission ! Si le nouveau deal proposé nous paraît être un bon premier pas, trop d’informations manquent (e.a. sur le portefeuille de crédits structurés) pour pouvoir juger des opérations en connaissance de cause. A noter que le point 2.9 à l’ordre du jour n’est pas modifié, mais devrait être maintenant réinterprété ! 
Aussi, une fois de plus, avec les autres représentants des actionnaires minoritaires, nous demandons à l’Etat et autres parties de se mettre autour de la table pour négocier au plus vite. En attendant, nous ne pourrions raisonnablement nous permettre de changer notre position et nos consignes de vote pour la prochaine assemblée générale.


Non à la cession des activités hollandaises conclues à un prix trop faible de l’aveu même de l’actuel CEO de Fortis Holding
Non à la cession des activités bancaires belges
Non à la vente des activités d’assurances belges, ainsi que les autres opérations conclues avec BNP Paribas selon le nouveau deal.

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