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Faillite des banques américaines : le point il y a 9 ans - lundi 29 septembre 2008
La disparition, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, de banques d’affaires américaines pourtant réputées soulève de nombreuses questions sur la fiabilité des informations à propos de ces institutions et d’autres sociétés.

Tout ce qui brille n’est pas or
Nous l’avons déjà dit et répété : en matière de placement, plus que dans tout autre domaine, “tout ce qui brille n’est pas or”. En 2000 par exemple, la société énergétique Enron trônait fièrement en tête du classement des meilleures entreprises américaines établi par le prestigieux magazine Fortune. Un an plus tard éclatait toutefois un gigantesque scandale comptable et la société faisait faillite.
L’histoire se répète donc aujourd’hui puisqu’en 2007, le même magazine avait qualifié Lehman Brothers de “banque d’affaires la plus admirée” de Wall Street au regard de critères comme la “responsabilité sociale”, la “qualité du management” et… la “santé financière”. Juste derrière Lehman Brothers se trouvait… Bear Stearns, également disparue du paysage depuis.

 

Ne généralisons pas
Devez-vous pour autant en déduire que le fait d’acheter des actions de “bonnes” sociétés ne vous vaudra jamais que des désillusions ? Certainement pas. Néanmoins, nous vous conseillons toujours d’aborder de tels classements d’un œil critique en vous posant les questions suivantes : le succès de l’entreprise repose-t-il sur des bases solides et durables, les performances financières ne sont-elles pas en partie “gonflées” par des tours de passe-passe comptables ou un recours massif à l’endettement, etc. ?
Vérifier la valorisation de telles actions ne sera jamais un luxe superflu car une entreprise portée aux nues dans les médias pourra être largement valorisée, et donc trop chère, avec pour corollaire, un rendement boursier ultérieur médiocre.


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