Analyse
Introduction il y a 19 ans - vendredi 21 août 1998

En dépit de la correction, la hausse du Bel 20 en 98 reste notable.

Risque d'avalanche?

Les marchés financiers occidentaux ont connu une semaine noire. La dévaluation du rouble et la déroute du système financier russe ont en effet éveillé la crainte que cette partie de l'Europe de l'Est et l'Amérique latine ne soient entraînées dans la chute. Dans ce cas, les économies occidentales pourraient recevoir une véritable gifle. Les pertes de la semaine sur les places boursières occidentales allaient de 3,3 % à Francfort à 10,9 % à Madrid. Les actions espagnoles ont en effet souffert de leurs liens étroits avec l'Amérique latine. Certaines valeurs financières ont été particulièrement touchées. Ainsi, ING (2 180 BEF; 117 NLG) et JP Morgan (4 220 BEF; 97,75 USD) ont perdu respectivement 12,8 % et 18,1 %. Les nombreux crédits qu'elles ont accordés aux pays émergents n'y sont pas étrangers. Toutefois, les deux banques disposent de moyens suffisants pour couvrir ces risques et leurs perspectives de croissance bénéficiaire restent très bonnes. Les deux actions restent à l'achat. L'industrie automobile est aussi frappée de plein fouet. Le groupe italien Fiat (5 355 ITL) a ainsi perdu 17,6 % en raison de la forte influence du marché brésilien sur ses résultats. Mais l'action peut être conservée. A la Bourse de Bruxelles, l'indice Bel 20 a cédé plus de 4,6 % dans le sillage des autres Bourses (cf. graphique). Pourtant, les résultats semestriels de plusieurs sociétés (cf. ci-contre) ont été extrêmement positifs. Le secteur textile a été fertile en informations. Le fabricant de lingerie Van de Velde (4 950 BEF) renonce à l'acquisition de Déwé, un concurrent en faillite, alors que Sioen Industries (10 500 BEF) reprend le groupe TIS (anciennement Wittock Van Landeghem) pour s'assurer de nouveaux débouchés. Les deux entreprises présentent de jolies perspectives mais sont trop chères pour acheter. Conserver.

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