Analyse
Plus de détails concernant l'offre d'Usinor sur Cockerill Sambre il y a 19 ans - lundi 8 mars 1999

PLUS DE DETAILS CONCERNANT L'OFFRE D'USINOR SUR COCKERILL SAMBRE

La semaine dernière, COCKERILL SAMBRE (CS) a publié ses résultats pour 1998. Ce sont les derniers résultats publiés par le groupe en tant que société cotée en Bourse. Comme vous le savez sans doute, CS est en effet repris par France Usinor et va probablement disparaître de la Bourse. Voici les derniers détails concernant l'offre publique d'achat (OPA) d'Usinor sur les actions CS toujours en circulation.

Résultats

COCKERILL SAMBRE vient de publier ses résultats pour l'exercice 1998. Compte non tenu des éléments exceptionnels, le bénéfice, qui s'élevait à 0,22 EUR (9 BEF) par action en 1997, a atteint 0,65 EUR (26 BEF) par action. Cette progression est surtout due à la production sidérurgique propre, activité de base de CS. Le groupe a surtout profité des prix élevés de l'acier durant le premier semestre et du maintien de l'activité dans la branche automobile. Pour 1999, compte tenu du ralentissement économique en Europe, nous prévoyons un recul du bénéfice à environ 0,3 EUR par action. Un résultat qui, étant donné le climat morose dans lequel baigne actuellement l'industrie sidérurgique, est encore plus que raisonnable.

Détails sur l'OPA

Si vous détenez des actions CS, vous avez de toute façon intérêt à répondre à l'OPA d'Usinor sur CS. Le prix offert par Usinor n'est pas fort attrayant, mais vous n'avez pas vraiment le choix, l'action risquant d'être radiée de la cote. Jusqu'au 24 mars, vous pouvez rapporter vos actions CS à votre banque ou société de Bourse. En échange de chaque action CS, coupons n°  10 et suivants attachés, vous recevrez 4,09 EUR (165 BEF), plus un bon de complément de prix. Ce bon vous donne le droit de toucher un montant en liquide entre février 2006 et mai 2007, de façon à bénéficier du même prix que celui que percevra la Région wallonne lorsqu'elle vendra le solde de ses titres (voyez BH n°  905). Si cette perspective semble prometteuse, il faut savoir que ce bon, dont la valeur est actuellement estimée à 8 francs environ, est un peu un cadeau empoisonné. Vous devrez en effet payer 0,2 % de taxe de livraison pour en obtenir la livraison matérielle. Et s'il est vrai que le bon peut vous procurer un certain rendement, il ne le garantit pas. Celui-ci est en effet conditionné à une hausse des cours de plusieurs actions sidérurgiques européennes. Vous pouvez éventuellement vendre vos bons en vente publique, mais là aussi, vous devrez payer des frais (généralement de l'ordre de 1 %, plus 200 à 300 francs de frais fixes) et rien ne dit que vous pourrez les vendre à leur juste valeur. Selon nous, la meilleure solution consiste à garder vos bons, à condition que votre banquier consente à les garder gratuitement. KBC, l'une des institutions chargées de l'opération, nous a garanti la gratuité à ce niveau.

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