Analyse
BNP il y a 18 ans - lundi 30 août 1999

BNP: l'état française arbitre le conflit

La bataille boursière qui oppose les 3 principales banques privées françaises : BNP (76 EUR; 3 066 BEF, Société Générale (SG; 191 EUR, 7 704,92 BEF) et Paribas (108,4 EUR; 4 372,85 BEF), vient de connaître une issue partielle avec l'apport de plus de 65 % des titres Paribas à la BNP et le refus par les autorités de tutelle de permettre à la BNP de lever les titres SG obtenus lors de l'offre. C'est donc une solution hybride qui a été choisie entre les projets SG/Paribas et SBP (SG/BNP/Paribas). BNP va devoir à présent intégrer son acquisition. Pour SG, deux scénarios sont possibles. Soit elle est rachetée par une banque étrangère, ce qui risquerait d'entraîner des licenciements pour réduire les coûts et aurait pour effet d'augmenter la concurrence (alors que dans le cas de la SBP deux concurrents auraient été éliminés). Soit elle reste indépendante, ce qui dans un secteur où la concentration s'accélère tant en France qu'à l'étranger, serait peu prometteur. Dans tous les cas, la concurrence va s'intensifier, SG voulant profiter de la période d'intégration BNP/Paribas pour gagner des parts de marché. Ainsi, la fusion BNP/Paribas, déjà délicate parce que l'offre de rapprochement fut hostile et la bataille boursière intense, le sera encore plus. BNP est correctement évaluée, mais nous n'achèterions pas. Vous pouvez cependant conserver. SG, également correctement évaluée, peut être conservée pour l'instant, en attendant un éventuel achat spéculatif une fois le cours stabilisé après les turbulences dues à l'opération. Si ce n'est déjà fait, vendez Paribas.

BNP / SOCIETE GENERALE

Ces derniers mois, SG avait rattrapé son retard sur BNP (gras). Aujourd'hui les 2 destins se séparent. Conserver.

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