Analyse
Corus il y a 17 ans - lundi 20 décembre 1999

CORUS - se désengage des aciers-longs aux Pays-Bas

Le groupe britannique CORUS (161,25 pence; 104 BEF), issu de la récente fusion entre British Steel et le néerlandais Hoogovens, a annoncé qu'il allait renoncer d'ici 2001 à ses activités produits longs aux Pays-Bas, qui sont moins compétitives que celles de ses concurrents. Les capacités de production des aciers longs néerlandais seront adaptées pour la production de produits semi-finis en vue de transformations ultérieures (ex. laminage). Par cette politique de recentrage, qui selon nous se poursuivra, CORUS cherche à se développer dans des activités moins gourmandes en investissements et moins sensibles à la conjoncture (finition des aciers bruts, services aux clients,...). Par ailleurs, CORUS entend se développer hors de l'Europe de l'Ouest : il pourrait acquérir le polonais Huta Katowice dans les 12 mois à venir, et envisage une autre acquisition aux USA, où il est déjà présent. Son très faible endettement lui facilitera ces investissements. A court terme, CORUS profitera de la poursuite du redressement de la demande et des prix de l'acier en Europe. Nous nous attendons à de nouvelles hausses de ces prix durant le 1er semestre 2000. A long terme, les économies issues de la fusion amélioreront la rentabilité de CORUS. En attendant, le groupe profite pleinement de l'embellie dans l'acier. Action correctement évaluée. Acheter.

CORUS / FTSEE (base 100)

La restructuration et la hausse du prix de l'acier permettent à Corus (gras) de surpasser la Bourse anglaise. Acheter.

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