Analyse
Intershop il y a 17 ans - mardi 3 avril 2001

INTERSHOP COMM.: l’accumulation des mauvaises nouvelles a mis l’action à rude épreuve ces derniers mois.

· Plates-formes d’e-commerce
· Francfort (Euro.NM)
· 4,03 EUR

Le spécialiste allemand des logiciels d’e-commerce a émis un nouveau profit warning, indiquant que le chiffre d’affaires du premier trimestre serait de 18 à 20 millions EUR, contre les 30 millions initialement prévus par le management. Ce chiffre représente un recul de 30 % par rapport au chiffre d’affaires déjà particulièrement décevant du trimestre précédent. Ce premier trimestre sera par ailleurs le troisième d’affilée au cours duquel la société ne sera pas parvenue à dépasser ses propres estimations.
La société continue donc clairement à éprouver des difficultés en Amérique du Nord et en Asie alors que l’Europe, marché n°1 en termes de ventes, semble à présent contaminée par le virus du ralentissement des dépenses technologiques. Les vendeurs de logiciels Oracle et Computer Sciences Corporation ont ainsi publié des résultats décevants en pointant l’Europe du doigt, les ventes s’y étant dégradées en quelques semaines alors qu’on les croyait insensibles au ralentissement américain.
Et à l’instar d’Oracle ou CSC, Intershop a également subi un coup d’arrêt en Europe. En effet, alors qu’au dernier trimestre de l’année dernière, les ventes en Europe représentaient encore près de 25 millions EUR, ce chiffre devrait être en baisse de 20 % minimum. Et les conditions difficiles du marché ne sont pas les seuls obstacles qu’Intershop doit et devra surmonter. Plusieurs cabinets d’avocats en Allemagne et aux Etats-Unis ont ainsi porté plainte au nom d’investisseurs qui s’estiment avoir été trompés par la société dans le cadre des performances aux USA. Toute décision défavorable pourrait rapidement priver la société de ses liquidités…

L’accumulation de mauvaises nouvelles a mis l’action à rude épreuve ces derniers mois. Par rapport à son sommet historique, la société a ainsi perdu plus de 95 % de sa valeur boursière ! N’en déduisez pas pour autant que le moment est venu de passer à l’achat ! Notre conseil reste inchangé : N’ACHETEZ PAS.

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