Analyse
Parthus il y a 17 ans - mardi 26 juin 2001

PARTHUS TECHNOLOGIES: la société irlandaise doit impérativement étoffer sa clientèle et réduire sa dépendance à STM.

· Semi-conducteurs
· Londres
· 61,50 pence

Spécialisé dans le design de microprocesseurs pour Internet mobile, l’irlandais Parthus a acquis un concurrent américain du nom de Chicory Systems. Cette société a développé une technologie qui permettra d’accélérer la visualisation de contenu multimédia sur la prochaine génération d’appareils mobiles. Des tests ont ainsi démontré que sa solution réduisait le temps de téléchargement d’un portefeuille de 40 actions sur un « smart phone » de 18 à 1,6 seconde tout en réduisant la consommation énergétique de la batterie de 95 %.
Selon le management de Parthus, cette acquisition complète parfaitement son offre de plate-formes technologiques. Précisons toutefois que les activités de Chicory viennent juste d’être lancées et qu’à ce jour, la société n’a encore rien vendu. Sans compter que nous sommes aussi en droit de nous demander si Parthus ne s’est pas montré trop généreux en déboursant la bagatelle de 40 millions USD pour une société dont les premiers revenus ne sont guère attendus avant l’année prochaine.
Hormis ce rachat, Parthus a aussi conclu un accord de licence de plusieurs années avec le n°1 européen et n°6 mondial des semi-conducteurs, STMicroelectronics. Selon cet accord, STM aura accès à toutes les plate-formes technologiques de Parthus. Bien que potentiellement très prometteur compte tenu du poids non négligeable de STM dans le secteur des semi-conducteurs, cet accord appelle aussi certaines remarques. Il n’est en réalité rien de plus qu’une « extension » de la collaboration précédente avec STM et ne fait qu’accentuer la dépendance vis-à-vis de ce dernier qui, en l’an 2000, constituait déjà le principal client avec 40 % du chiffre d’affaires de Parthus. Si pour une raison ou une autre, Parthus venait à le perdre, le coup serait à coup sûr rude.

Parthus devrait selon nous étoffer davantage sa clientèle. Son chiffre d’affaires est bien trop tributaire des commandes de STM, par ailleurs présent dans son capital. L’action est bien trop chère par rapport au risque. N’ACHETEZ PAS.

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