Analyse
Pernod Ricard il y a 16 ans - lundi 18 juin 2001

PERNOD RICARD - Vente de la brance soft drinks

Poursuivant son recentrage exclusif sur les spiritueux, le français Pernod-Ricard (83,05 EUR), père de la célèbre boisson anisée, met la dernière main à la vente de sa branche « soft drinks » en Australie, en Amérique du Nord et en Europe. Le britannique Cadbury Schweppes, n°3 mondial des boissons rafraîchissantes, a déjà remis une offre de 700 millions EUR, ce qui nous semble peu quand on sait qu’en décembre 97, Coca-Cola avait proposé 760 millions EUR pour le seul Orangina ou lorsque l’on voit le montant de certaines acquisitions récentes dans ce secteur.
Les marges bénéficiaires sur les spiritueux équivalent au moins au double de celles sur les boissons rafraîchissantes mais Pernod-Ricard devra selon nous encore patienter un certain temps avant d’atteindre ce niveau. Les marques acquises au canadien Seagram doivent ainsi tout d’abord être intégrées alors que plusieurs actifs non stratégiques doivent encore être vendus, notamment son distributeur de boissons en gros outre-Manche, PWG, qui représente 29 % du chiffre d’affaires. Pour cette année, nous misons sur un bénéfice par action de 4,7 EUR. Pour 2002, un bénéfice par action de 5,52 EUR semble réaliste. La stratégie visant à se concentrer sur un seul secteur et à acquérir une position dominante nous séduit mais nous sommes plus sceptiques quant au potentiel à long terme du marché des spiritueux dont la consommation en Occident ne cesse de reculer. Des doutes subsistent par ailleurs quant au prix que le groupe obtiendra pour la vente de ses participations non stratégiques. L’action est correctement évaluée mais nous n’achetons pas.

PERNOD-RICARD (en EUR)

La stratégie semble avoir les faveurs du marché mais les perspectives à terme sont incertaines. Ne pas acheter.

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