Analyse
ABN Amro il y a 16 ans - mardi 21 août 2001

ABN-AMRO - Résultats deuxième trimestre

Au 2e trimestre, et pour le troisième trimestre consécutif, le géant bancaire néerlandais ABN-Amro (19,50 EUR) a vu son bénéfice net par action - hors éléments exceptionnels - se stabiliser à 0,44 EUR. Nous pouvons donc faire une croix sur l’objectif de progression annuelle de 17 % du bénéfice par action (hors résultats exceptionnels) jusqu’en 2004. Les coûts ont en effet augmenté de 11,1 % au 2e trimestre suite à l’intégration des acquisitions effectuées en l’an 2000 et n’ont pu être compensés par la croissance limitée des revenus (8,1 %) en raison de la baisse des revenus de la banque d’investissement durement touchée par la morosité des marchés financiers et la faible activité du secteur fusions-acquisitions. Le plan de restructuration instauré sera donc encore renforcé afin d’économiser, selon nous, 0,66 EUR de coûts par action d’ici fin 2004. Le groupe accordera désormais la priorité à la banque de détail et à la gestion d’actifs, activités qu’il restructure en se retirant des marchés sur lesquels il est faiblement représenté ou qu’il juge trop peu rentables (Maroc, Colombie, Equateur, …). Il procède aussi à des licenciements et fermetures d’agences aux Pays-Bas. Un troisième volet de la restructuration vise à allouer aux activités prioritaires 20 % des capitaux destinés jusqu’alors à la banque d’investissement, ce qui est une bonne réponse à la morosité des marchés financiers même si nous aurions préféré voir le groupe se débarrasser de cette encombrante activité comme l’a déjà fait ING. Par contre, la banque a enfin laissé entendre que sa stratégie d’expansion en Europe pourrait s’accompagner d’un rapprochement avec un autre groupe européen. A cet égard, Fortis tient assurément la corde, la complémentarité des 2 deux acteurs et leurs similitudes culturelles pouvant en effet faciliter une fusion transfrontalière. Nous sommes de plus en plus convaincus qu’ABN-Amro se restructure et peaufine son image en vue d’un mariage futur. Mais le boulet que constitue la banque d’investissement risque fort de rebuter les prétendants. L’action est bon marché mais nous n’achetons pas. Conserver.

ABN-AMRO (en EUR)

ABN-Amro semble s’orienter lentement mais sûrement vers un rapprochement avec un autre groupe. Conserver.

Partagez cet article