Analyse
France Telecom il y a 16 ans - lundi 24 septembre 2001

FRANCE TELECOM - Résultats semestriels

France Telecom (30,99 EUR) a annoncé pour le 1er semestre une perte de 0,65 EUR par action (contre un bénéfice de 1,27 EUR durant la même période en 2000). Son chiffre d'affaires a progressé de 33 % (un petit 8 % hors acquisitions). La politique de forte croissance par acquisitions, souvent payées au prix fort, pèse sur les marges opérationnelles. De plus, la téléphonie fixe (la moitié du chiffre d'affaires) marque le pas en France avec la poursuite des baisses tarifaires. Orange, la filiale mobilophonie, a fait mieux que prévu : hors acquisitions, son chiffre d'affaires a crû de 31 %. Mais le résultat d'exploitation est ici aussi négatif (- 0,10 EUR par action) du fait du coût des investissements. Pour sortir la tête hors de l'eau, Orange aura certainement besoin du relais de l'activité transmission de données (y compris UMTS), mais l'objectif de 25 % du chiffre d'affaires d'ici à 2005 nous semble ambitieux. Ce qui inquiète le plus est la situation financière du groupe. Le plan de réduction de l'endettement (près de 65 milliards EUR fin juin) a été retardé du fait de la baisse de la valorisation des actifs dont la vente est envisagée. La dette de France Telecom pourrait rester au-dessus de la barre des 50 milliards EUR fin 2003. Ce n'est guère rassurant, alors que les perspectives de rentabilité restent incertaines à moyen/long terme. La dette de France Telecom pèse sur ses résultats mais n'entrave pas pour l'instant le développement du groupe. Nous prévoyons une perte par action pour 2001 et 2002 (hors éléments exceptionnels). L'action est correctement évaluée. Nous restons néanmoins à l'écart, tout comme de Orange (7,33 EUR), toujours trop chère selon nous.

FRANCE TELECOM (en EUR)

Le cours de l'action est proche de son niveau d'introduction (décembre 1997). Normal selon nous. Ne pas acheter.

Partagez cet article