Analyse
Option International il y a 16 ans - mardi 11 septembre 2001

OPTION INTERNATIONAL - la société belge devient de plus en plus tributaire de clients de moins en moins nombreux

· Transmission de données

· Nasdaq Europe

· 3,10 USD

Les résultats du spécialiste belge des communications de données sans fil au deuxième trimestre peuvent être qualifiés de très décevants. Le chiffre d’affaires s’est établi à 5,3 millions EUR, soit une baisse de 19 % par rapport au trimestre précédent. La perte nette a quant à elle atteint 1,8 million EUR, soit une perte trimestrielle sans précédent pour la société. Dans le même temps, Option a confirmé nos soupçons selon lesquels l’objectif d’un chiffre d’affaires de 40 millions EUR pour l’ensemble de l’exercice ne pourrait être atteint, la société misant désormais sur 30 millions EUR. Cette révision à la baisse trouve son origine dans le repli des ventes d’ordinateurs de poche par Handspring, la société américaine qui a par ailleurs décidé de faire appel au français Wavecom, le principal concurrent d’Option, pour la prochaine génération (GPRS) de modules de communication. En résumé, la société louvaniste devient de plus en plus tributaire de clients de moins en moins nombreux, ce qui ne fait qu’accentuer le profil de risque. Option se concentrera donc désormais sur ses contrats avec Compaq et quelques opérateurs mobiles européens (Mobistar, BT Cellnet et Orange). Nous ne pouvons toutefois que craindre que les revenus de ces accords ne soient pas suffisants pour enregistrer un résultat d’exploitation positif au premier semestre de l’année prochaine. En effet, le contrat avec Compaq porte sur le marché mobile pour utilisateurs professionnels et ne générera probablement pas le même volume de débouchés que l’accord avec Handspring. De plus, la carte GPRS (GlobeTrotter) destinée aux opérateurs mobiles n’en est encore qu’à la phase de test et le lancement commercial n’est guère prévu avant la fin de l’année.

Option International fait face à un repli des ventes et à une bien lourde structure de coûts. Un plan de restructuration (avec d’inévitables licenciements) est à nos yeux loin d’être exclu. N’ACHETEZ PAS.

 

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