Analyse
Vivendi Universal il y a 15 ans - lundi 1 octobre 2001

VIVENDI UNIVERSAL - Résultats semestriels

Les résultats semestriels du français Vivendi Universal (50,85 EUR), n°2 mondial des multimédias, ne nous rassurent pas. Si à première vue, ils font apparaître une croissance du résultat opérationnel avant amortissements non négligeable de 42 %, il faut se rappeler que cette hausse est due uniquement à la reprise du canadien Seagram début décembre 2000. Suite aux amortissements de goodwill plus importants que prévu découlant de cette reprise, ainsi que d'autres, et à une moins-value sur vente d'actifs, le groupe n'a enregistré au 1er semestre qu'un bénéfice de 0,02 EUR par action. Seagram étant fortement implanté aux USA, les événements du 11 septembre compliquent une situation déjà difficile. Les nombreuses questions relatives à l'évolution du secteur des médias et l'incertitude liée à l'ampleur des investissements encore nécessaires pèsent sur l'avenir. Pour rendre les choses encore un peu plus floues, le groupe vient de réaliser un montage financier spéculatif concernant sa participation de 23 % dans le groupe de médias britannique (en perte) BskyB (que la Commission européenne lui a demandé de vendre dans le cadre de sa fusion avec Seagram). Si en 2005 le cours de BskyB est supérieur au cours auquel les actions ont été vendues, Vivendi empochera la différence. Par contre, si le cours est moindre à ce moment-là, le groupe devra débourser la différence. Bref, une opération risquée dont Vivendi aurait pu se passer selon nous. Si Vivendi s'est refusé à tout avertissement sur les bénéfices, pour notre part, nous abaissons nos prévisions bénéficiaires de 1,60 à 0,46 EUR par action pour cette année et de 1,90 à 0,57 EUR pour 2002. En attendant d'y voir plus clair, nous n'achèterions pas cette action correctement évaluée. Conserver.

VIVENDI UNIVERSAL (en EUR)

Malgré la forte chute du cours, nous n'achèterions pas. Trop d'incertitudes. Conserver.

 

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