Analyse
Gruppo Formula il y a 15 ans - lundi 25 février 2002

GRUPPO FORMULA - les derniers résultats sont encourageants mais les perspectives incitent à la prudence

· Logiciels ERP

· Nasdaq Europe

· 12,50 EUR

Le n°1 italien des progiciels de gestion intégrée (PGI), Gruppo Formula, a surpris le marché avec l’annonce de résultats plus qu’encourageants pour son 1er semestre 2001/2002 (exercice clôturé au 30 juin). A 32,6 millions EUR, le chiffre d’affaires affiche en effet une progression de 39 % par rapport au 1er semestre 2000/2001, une performance qu’il faut cependant relativiser compte tenu des récentes acquisitions de Cedaf (octobre 2001) et Exante (novembre 2001). Gruppo Formula peut néanmoins se targuer d’une honorable croissance organique de 16,4 % à 27,2 millions EUR. Les moteurs de cette croissance sont avant tout les services aux professionnels dont les revenus, sous l’impulsion du passage à l’euro, ont progressé de 30,3 % ce semestre par rapport au 1er semestre 2000/2001. Les ventes de licences de logiciels ont quant à elles connu un repli - hors consolidation - de 9,7 % au cours de ce 1er semestre. Si la société justifie cette baisse par la focalisation des sociétés sur le passage à l’euro et le ralentissement économique mondial, nous pensons pour notre part qu’il existe un réel essoufflement de la demande pour les logiciels PGI, notamment en ce qui concerne les solutions traditionnelles (comptabilité/finances, ressources humaines et gestion commerciale). Le défi des éditeurs de PGI réside aujourd’hui dans leur capacité à faire évoluer leur base installée vers un marché plus large (CRM, SCM, …) et plus global. Si Gruppo Formula a su, par ses récentes acquisitions, élargir son marché, sa présence internationale n’en reste pas moins assez faible. Du côté des services aux professionnels, le surcroît de demande lié au passage à l’euro reste un élément exceptionnel qui, par définition, ne se reproduira pas dans les trimestres à venir. En plus des questions que l’on peut légitimement se poser sur la croissance future du groupe, et même si celui-ci a renoué avec la rentabilité, les marges nettes restent minimes (2 % au 1er semestre 2001/2002), ce qui justifie la faible valorisation du groupe.

Les perspectives du marché ERP nous incitent à la prudence malgré la très faible valorisation boursière du titre. N’ACHETEZ PAS.

 

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