Analyse
Schneider il y a 16 ans - lundi 4 mars 2002

SCHNEIDER - Résultats 2001; acheter à nouveau

Le français Schneider (57,65 EUR), fabricant d'équipements électriques, a enregistré en 2001 une perte de 5,37 EUR par action après l'inscription d'une provision exceptionnelle d'1,4 milliard EUR (7,61 EUR par action) liée au désengagement à venir de Legrand (acquis au prix fort l'an dernier pour 5,4 milliards EUR). La Commission européenne, qui avait opposé un veto au rapprochement entre les deux groupes, a donné un délai de 9 mois pour se séparer de l'entité acquise. De son côté, Schneider se donne 3 mois pour décider de l'avenir de Legrand (vente ou scission), mais l'intérêt suscité par les éventuels acquéreurs nous laisse présager que la moins-value réalisée par le groupe sera largement inférieure au 1,4 milliard provisionné. Hors éléments exceptionnels, Schneider a réalisé un bénéfice par action de 2,25 EUR, en recul de 46 %. La conjoncture américaine (31 % du chiffre d'affaires provient des USA) est la principale responsable de la baisse du chiffre d'affaires et de la marge d'exploitation du groupe (11,4 % contre 13,4 % en 2000 avant amortissement du goodwill). Celle-ci reste tout de même honorable comparée à celle de ses concurrents. Le groupe continue donc de bénéficier des fruits de sa restructuration lancée il y a 2 ans. Il table sur un bénéfice d'exploitation légèrement supérieur cette année. Il s'est par ailleurs fixé un objectif de marge d'exploitation de 14 % en 2004, ce qui nous paraît un peu trop optimiste vu la faible visibilité conjoncturelle actuelle aussi bien aux USA qu'en Europe. Nous tablons sur un bénéfice par action de 2,11 EUR en 2002 et de 2,67 EUR en 2003. L'engouement pour le rachat de Legrand est plutôt rassurant. De plus, le faible endettement et la bonne rentabilité de Schneider devraient lui permettre de profiter pleinement de la reprise à moyen terme de son secteur d'activité. Nous revenons à l'achat sur cette action correctement évaluée.

SCHNEIDER (en EUR)

L'échec de la fusion avait fait chuter le cours, mais les bons fondamentaux du groupe nous incitent à revenir à l'achat.

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