Analyse
En bourse cette semaine il y a 15 ans - lundi 12 août 2002

EN BOURSE CETTE SEMAINE (12/08/2002)

L’espoir que la Banque centrale américaine réduise prochainement ses taux d’intérêt, pour éviter la récession, a donné un coup de pouce aux bourses mondiales. De plus, l’aide apportée au Brésil par le Fonds Monétaire International éloigne un peu le spectre de l’effondrement économique de toute la région. Le S&P 500 gagne 5,1 %, tandis que l’Euro Stoxx 50 progresse de 8 %, stimulé par le rebond des valeurs financières. A Bruxelles, le Bel20 a progressé de 4,4 %. La Bourse de Madrid, dont beaucoup d’entreprises sont actives en Amérique du Sud, avance de 3,2 %. La banque Santander (6,65 EUR) et l’opérateur télécom Telefonica (9,53 EUR) ont gagné respectivement 7,3 et 5,9 %. Conserver ces deux titres. Carrefour (42,47 EUR), très présent au Brésil, progresse de 2,2 %. Rester à l’écart.

NOUVELLES EN BREF

· Dexia (13,45 EUR; + 13 %) a publié des résultats préliminaires pour le deuxième trimestre. Après un début d’année difficile, les revenus sont repartis à la hausse. Mais de nouvelles provisions se sont révélées nécessaires. C'est le moment de profiter de la baisse du cours de cette action bon marché dont le profil de risque est meilleur que dans la concurrence. Acheter.

· Le grand patron du groupe de services informatiques Systemat (5,10 EUR; - 13,9 %) a confirmé que le premier semestre 2002 se solderait par une perte. Conserver.

· Malgré la faiblesse du dollar et le fait que Deceuninck (18,00 EUR; - 0,1 %) réalise un quart de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis, le fabricant de chasssis PVC a confirmé ses objectifs de croissance (chiffre d'affaires + 10 %, bénéfice courant + 15 %). Conserver.

· La faillite de l'allemand Teppich Frick a mis Mitiska (5,25 EUR; + 6,1 %) en mauvaise posture. Ce holding, détenant des participations dans des commerce de détail, s'applique à trouver de nouveaux moyens pour renforcer sa structure financière. Une des premières pistes explorée est la vente partielle ou totale de l'enfant chéri du groupe : sa participation de 41,3 % dans le négociant en chaussures Brantano (48,50 EUR; + 7,2 %). Eviter Mitiska. Pour le long terme, on peut encore acheter Brantano.

· Une forte hausse des provisions a entraîné une chute du bénéfice trimestriel de ABN Amro (15,99 EUR; + 16,3 %) de l'ordre de 67 %. De nouvelles réductions de coûts ont été annoncées. Acheter.

· Fort de nouveaux modèles et du contrôle de certains coûts, BMW (38,25 EUR; -0,7%) a publié un bénéfice par action trimestriel en hausse de 12 %, en ligne avec nos attentes. Mais les coûts de recherche & développement ont connu une très forte hausse. Action chère. Ne pas acheter.

· Dans le secteur de l'intérim, Randstad (8,96 EUR; + 10,3 %) a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes avec un chiffre d'affaire en recul de 7,2 % (6 % si on ne tient pas compte des acquisitions et participations récentes) et un bénéfice par action en recul de 8,3 %. Aux Etats-Unis (25 % du chiffre d'affaires), bien qu'y enregistrant toujours des pertes, le groupe est même parvenu à surperformer le marché, limitant sa perte à 8%, avec un chiffre d'affaires en recul de seulement 3 %. Compte tenu de l'évolution des ventes du groupe en Allemagne (10 % du chiffre d'affaires) et aux Pays-Bas (39 %), où un plancher semble déjà avoir été atteint, nous avons relevé nos prévisions bénéficiaires pour l'exercice en cours à 0,47 EUR par action contre 0,38 EUR précédemment. Néanmoins, compte tenu des nombreuses incertitudes quant à la vigueur de la reprise économique, nous n'achèterions pas encore cette action correctement évaluée. Conserver.

· Vivendi Environnement (22,94 EUR; + 1,6 %) a vu son chiffre d'affaires progresser de 7,2 % au premier semestre, ce qui est légèrement inférieur à nos attentes. Nous maintenons nos prévisions. L'entreprise est bien positionnée sur un secteur porteur. Acheter.

· Le chiffre d'affaires du français Vinci (59,65 EUR; + 4,1 %) (construction, routes, énergies-information, et concessions), a progressé de 2,5 % au premier semestre (-1,4 % si on ne tient pas compte des acquisitions et participations récentes). C'est conforme aux attentes. Ce sont surtout les activités internationales (+ 15 %) et les divisions services et concessions (+ 34 %) qui ont marqué une belle progression. Le carnet de commandes reste bien garni et le groupe confirme ses prévisions pour cette année. Acheter.

· BASF (42,30 EUR; + 9,2%) résiste mieux qu’attendu à la conjoncture actuelle grâce à des baisses de coûts et à une amélioration significative des ventes de la division "chimie". Néanmoins, les perspectives économiques pour 2003 restent incertaines. Conserver.

· Nous accueillons positivement le rachat de Chief America par Nestlé (329 CHF; + 4,4 %). Cette acquisition permettra au suisse d’asseoir sa position dans le segment en forte croissance des sandwiches et snacks chauds ainsi que de renforcer sa présence dans le réseau des petites épiceries, complémentaires aux supermarchés, où Nestlé est incontournable. Conserver.

· L’anticholestérol d’AstraZeneca (2406 pence; + 1,3 %) ne sera pas lancé aux USA avant fin 2003, contre fin 2002 précédemment estimé. Nous revoyons en baisse nos attentes de bénéfices pour l’année prochaine. Ne pas acheter.

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