Analyse
Oxford Glycosciences il y a 15 ans - lundi 7 octobre 2002

OXFORD GLYCOSCIENCES - la société restructure ses activités pour leur donner plus de visibilité

SECTEUR: biotechnologie
BOURSE: Londres
COURS: 147,50 pence
RISQUE: *****

Le moins que l’on puisse dire est que l’arrivée du nouveau directeur général le 1er juillet dernier aura coïncidé avec le coup d’envoi d’un grand nettoyage chez Oxford GlycoSciences (OGS), spécialiste britannique de la protéomique, à savoir l’étude des protéines et de leurs interactions. Et le récent refus des autorités sanitaires américaines d’autoriser la commercialisation de la Vevesca (devenue Zavesca), la molécule vedette d’OGS destinée au traitement de la maladie de Gaucher, n’y est sans doute pas étranger non plus. Si la commercialisation du produit aux Etats-Unis n’est pas totalement remise en cause, elle n’interviendrait selon nous pas avant fin 2003 voire 2004. Sur le continent européen, le produit est par contre en bonne voie et devrait recevoir une autorisation définitive d’ici la fin de l’année. Seulement voilà, le médicament ne pourra être utilisé dans un premier temps que dans un nombre limité de cas et ne représentera au final qu’un marché potentiel de 10 millions de livres sterling. Face à ce manque à gagner, le nouveau directeur a donc décidé de serrer la ceinture en réduisant les effectifs de 50 % et en fermant deux succursales. Les économies ainsi réalisées devraient atteindre les 10 millions de livres par an. Il faut dire que ces mesures s’imposaient. Au 1er semestre 2002, la société a affiché une perte de 19,5 millions de livres contre seulement 7,2 millions en 2001 et a consommé pas moins de 42 millions de livres de liquidités.

Le nouveau manager a par ailleurs décidé de scinder l’activité d’OGS en trois unités distinctes : une division protéomique, une division centrée sur le développement de la Zavesca et, enfin, une division oncologie (étude du cancer). Il espère ainsi conférer plus de visibilité à l’activité mais aussi préparer la société à une opération de fusion/acquisition ou à des acquisitions de produits. Fort d’une trésorerie de 153,4 millions de livres, OGS entend en effet renforcer ses produits en développement qui, hormis la Zavesca, ne comptent que quelques produits relativement peu développés. La société serait d’ores et déjà en pourparlers avec trois sociétés actives dans le domaine du cancer.

La restructuration est de bon augure mais seules des précisions sur l’utilisation de la trésorerie pourront doper le cours. En attendant, CONSERVEZ.

OXFORD GLYCOSCIENCES EN PENCE

 

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