Analyse
PPR il y a 14 ans - lundi 28 octobre 2002

PINAULT-PRINTEMPS-REDOUTE Prévoit la vente de Finaref et a vendu les activités de vente par correspondance Guilbert

SECTEUR: distribution
BOURSE: Paris
COURS: 69,40 EUR
RISQUE: **

Les derniers mois n'ont pas été roses pour Pinault-Printemps-Redoute (PPR) : vu les dettes, les investisseurs craignent une révision du rating (indice de crédibilité financière) Et des doutes surgissent quant à sa capacité à financer le rachat éventuel des actions restantes de Gucci en 2004 (voir Croissance & Risque, BH 1088). Pour rétablir ses finances, PPR a vendu récemment les activités de vente par correspondance de sa filiale Guilbert (825 millions d'euros) et négocie la vente de sa branche financière Finaref, n°2 français du crédit à la consommation, qui devrait rapporter 3 à 4 milliards d'euros. Pourtant, Finaref comptait pour 18 % du bénéfice opérationnel+ au premier semestre. Sa vente va à l'encontre de la stratégie du groupe, visant une concentration sur la forte croissance et la rentabilité élevée. PPR a publié le chiffre d'affaires du troisième trimestre. On y constate une légère amélioration par rapport au premier semestre, mais pas suffisante pour convaincre. Nous prévoyons un bénéfice stable pour 2002 et une croissance de 10 % (hors éléments exceptionnels) en 2003. Bien que les affaires semblent reprendre et malgré l'optique d'une amélioration des finances, nous n'achetons pas cette action correctement évaluée. Si vous n'êtes pas rétif au risque, achetez plutôt la filiale Gucci (produits de luxe; voir Croissance & Risque, BH 1088).

PPR/DISTRIBUT.MONDIALE

Depuis l'affaire Gucci, le bond de PPR (gras, base 100) par rapport à la distribution mondiale s'est résorbé.

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