Analyse
Eidos il y a 14 ans - lundi 14 juillet 2003

EIDOS

SECTEUR: logiciels de jeux vidéo
BOURSE: Londres
COURS: 143,50 pence
RISQUE: *****

Incorrigible Eidos ! Le lancement de « Tomb Raider : l’ange des ténèbres », le tant attendu 6volet de la célèbre série du même nom, aura finalement été reporté à… 3 reprises ! Initialement prévu en novembre 2002, juste avant la période-clé de Noël, le jeu a été lancé le 20… juin dernier aux Etats-Unis. Quant à la sortie du jeu en format PC et dans sa version européenne, elle a été annoncée pour ce mois de juillet, soit avec plus de 7 mois de retard. Tout ceci laissera inévitablement des traces dans les comptes. En effet, les ventes de jeux enregistrées après le 30 juin – date de clôture de l’exercice d’Eidos – ne pourront plus être comptabilisées dans les résultats 2002-2003, ce qui compromet plus que sérieusement la réalisation des objectifs financiers pour cette année. Sur les ventes attendues de 1,5 à 2,5 millions de jeux, pas moins d’un million d’unités seront ainsi reportées en 2003/2004. Or, Eidos a déjà comptabilisé une partie des charges inhérentes au développement et à la vente de ce jeu, ce qui pèsera sans nul doute sur le résultat opérationnel. Nos prévisions de bénéfice par action pour l’exercice 2002/2003 passent dès lors de 7,40 à 1,57 pence seulement. Les investisseurs ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et l’action a perdu près de 15 % dans la foulée de ce nouveau retard. Faut-il dès lors vendre le titre ? Non. Ce nouveau contretemps souligne certes une fois encore les difficultés d’Eidos à atteindre ses objectifs financiers en raison de son incapacité à gérer le développement de ses jeux mais l’action ne manque pas pour autant d’atouts. Tout d’abord, Eidos dispose de finances saines qui lui permettent de faire face à ce genre de situation. Ensuite, la franchise Tomb Raider est probablement la plus rentable dans l’univers des jeux vidéo. Enfin, Eidos a déjà prouvé qu’il était capable de développer d’autres jeux à succès comme TimeSplitters, Hitman ou Championship Manager. Autant de qualités qui ne manqueront pas de susciter l’intérêt d’un candidat acquéreur soucieux de participer au mouvement de concentration du secteur.

Outre une éventuelle spéculation sur le caractère « opéable » d’Eidos, le cours du britannique dispose encore selon nous d’un certain potentiel de hausse. CONSERVEZ.

EVOLUTION D’EIDOS EN PENCE

 

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