Analyse
Arinso il y a 13 ans - mardi 1 juin 2004

La croissance de 19 % du chiffre d’affaires actée au 1er trimestre 2004 provient essentiellement du 1er grand contrat BPO paneuropéen conclu fin 2003 par Arinso.

SECTEUR: haute technologie
BOURSE:   Bruxelles
COURS:    12,54 EUR
RISQUE:    **

La croissance de 19 % du chiffre d’affaires actée au 1er trimestre 2004 provient essentiellement du 1er grand contrat BPO paneuropéen conclu fin 2003 par Arinso (BPO : Business Process Outsouricing; sous-traitance de tâches de ressources humaines). Et depuis le début de l’année, deux nouveaux contrats de ce type ont encore été signés. Cette activité sera non seulement le pôle de croissance d'Arinso pour les années à venir, mais permettra aussi d’augmenter dans son chiffre d’affaires la part occupée par les revenus récurrents. Tout n’est pas rose pour autant. Le marché BPO étant en pleine expansion, la course aux parts de marché pèse sur la rentabilité. Et même dans son activité traditionnelle (intégration des divers systèmes de gestion d’entreprise), Arinso subit une pression sur les prix dans certains pays (France, …). Les marges au 1er trimestre se sont dès lors effritées plus que prévu. La baisse du taux de taxation permet néanmoins de dégager un bénéfice de 0,13 EUR par action, en hausse de 62,5 % par rapport au 1e  trimestre 2003. Mais, contrairement à ce qu’Arinso espérait précédemment, la conquête de sa place sur le marché des BPO risque à présent de se faire au détriment de sa rentabilité. Nous réduisons dès lors nos prévisions de bénéfice 2004 à 0,48 EUR par action (contre 0,51 auparavant). Pour 2005, nous tablons sur 0,81 EUR. Par rapport aux géants américains du secteur, Arinso a l’atout de maîtriser la complexité des diverses législations nationales, ce qui fait de lui un partenaire européen de choix. Mais vu le risque de poursuite de l’érosion des marges, pour l’instant, nous n’achetons plus cette action correctement évaluée. Conservez.

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