Analyse
SCM Microsystems il y a 12 ans - vendredi 12 novembre 2004

La hausse de cours du fournisseur de modules de sécurisation est-elle justifiée ?

Cours au moment de l'analyse : 2,60 EUR

Mesures insuffisantes

Après sa descente vertigineuse entamée au début de l’été, le cours du fournisseur de modules de sécurisation SCM Microsystems semble avoir repris quelques couleurs ces dernières semaines. Cette hausse est-elle pour autant justifiée alors que la société allemande éprouve toujours beaucoup de difficultés sur le marché européen de la télévision numérique ? En effet, outre la conjoncture toujours difficile avec la baisse des ventes d’abonnements pour la télévision payante, c’est surtout sur le plan concurrentiel que la situation de SCM Microsystems se dégrade. Pour corser le tout, le lancement et la commercialisation de nouveaux produits se déroulent moins bien que prévu.
La dernière publication des résultats trimestriels ne fait hélas que souligner cette situation difficile avec notamment un chiffre d’affaires de 11 millions USD, ce qui représente une baisse de 31 % par rapport au troisième trimestre 2003.
La société a beau avoir mieux maîtrisé ses frais d’exploitation par rapport aux trimestres précédents, les mesures et les efforts n’en ont pas moins été insuffisants. Au final, SCM Microsystems a donc enregistré une perte de 4,2 millions USD au troisième trimestre 2004 contre un bénéfice de 1,1 million USD un an plus tôt. Cette perte s’explique notamment par une nouvelle dévalorisation des produits de télévision numérique en stock. Une preuve supplémentaire que SCM Microsystems éprouve décidément bien des difficultés à rester à la pointe des nouvelles technologies et à répondre ainsi aux évolutions constantes de la demande de ses clients.

Les derniers résultats trimestriels ne font que le confirmer : l’offre actuelle de SCM Microsystems ne suffit pas pour maintenir sa compétitivité. De plus, les remèdes et mesures d’économies proposés pour pallier ce manque à gagner s’avèrent insuffisants. Dans ces conditions, nous sommes contraints de modifier notre conseil qui passe de conserver à vendre.

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