Analyse
Alcatel il y a 12 ans - lundi 7 février 2005

L'équipementier télécoms français n'est pas complètement remis des déboires connus en 2001 et 2002.

Cours au moment de l'analyse  : 9,70 EUR

La prudence reste de mise

Bénéfice inférieur aux attentes au quatrième rimestre (0,03 EUR par action). A taux de change et périmètre constants, la hausse du chiffre d’affaires (+13 %) est toutefois supérieure à la moyenne du secteur, mais les marges ont souffert des efforts commerciaux consentis dans les pays émergents. Contrairement à ce que laissait entendre Alcatel il y a 2 mois, il n’y aura pas de dividende pour l’exercice 2004. Sa situation financière n’est apparemment pas encore complètement remise des déboires connus de 2001 à 2002. Pour 2005, le groupe vise une croissance du chiffre d'affaires de seulement 3 à 5 %. Vu les attentes que suscitent e.a. la téléphonie par Internet et le lancement de la téléphonie mobile de troisième génération (UMTS), on aurait pu s’attendre à mieux. Mais il y a de l’espoir : l’important contrat qu’a remporté Alcatel aux USA en 2004 pour son service "triple pay" (téléphone par Internet, Internet à haut débit et télévision par ADSL) prouve que son offre est compétitive. Enfin, le groupe est disposé à poursuivre sa politique d’économies, qui lui a permis ces trois dernières années de redresser sa rentabilité.

En 2004, le bénéfice courant par action a atteint 0,16 EUR. Pour 2005 (tenant compte des normes IFRS), nous tablons sur 0,57 EUR. Même si Alcatel dispose d’atouts incontestables, nous restons prudents. D’autant que même après sa chute, l’action reste chère. N’achetez pas.

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