Analyse
Vivendi Universal il y a 12 ans - lundi 14 mars 2005

Le retour au bénéfice et au dividende est-il suffisant pour rassurer l'investisseur ?

Cours au moment de l'analyse : 23,47 EUR

Sauvé ! Mais ensuite ?

Le géant français des médias et loisirs (Canal +, Universal Music) et des télécoms (SFR, Cegetel), semble enfin sorti des errements de l’époque de la «nouvelle économie» et de Jean-Marie Messier. Pour la première fois depuis 4 ans, il sort du rouge. En 2004, sa dette a été divisée par 4, son chiffre d’affaires a crû de 7 % (sur base comparable) et le bénéfice opérationnel de 41 % (aussi sur base comparable). Aidé par un régime fiscal favorable, le bénéfice courant par action atteint 0,46 EUR (contre une perte de 2,01 EUR en 2003) et il y aura un dividende de 0,6 EUR brut. A noter spécialement, au quatrième trimestre, l'embellie de la division musique, qui a triplé son bénéfice opérationnel, et le retour à l’équilibre des jeux vidéos. Mais ces tendances résultent pour beaucoup de réductions de coûts et risquent de ne pas soutenir le rythme. Pour l’avenir, le groupe avertit qu’il conservera ses 4 pôles : télécoms, musique, télévision et jeux vidéos, précision peu rassurante, vu les faibles possibilités de synergies de ces activités entre elles. Si on peut espérer une mise au point stratégique lors de l’arrivée du nouveau directeur général, il faut craindre aussi que Vivendi ne se lance dans d’onéreuses acquisitions.

Certes, le retour au bénéfice est une bonne nouvelle. Mais le marché attendait un meilleur dividende et l’incertitude persiste. Prudents, nous prévoyons un bénéfice 2005 (tenant compte des normes IFRS ) de 1,73 EUR par action. Titre cher. N’achetez pas.

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