Analyse
Zapf Creation il y a 12 ans - vendredi 1 avril 2005

L’année 2004 aura décidément été bien difficile pour le fabricant allemand de poupées.

Cours au moment de l'analyse : 10,57 EUR

La prudence est de rigueur

L’année 2004 aura décidément été bien difficile pour le fabricant allemand de poupées Zapf Creation. En effet, ses ventes ont reculé pour la deuxième année d’affilée (-13,7 % en 2004 après une baisse de 9,6 % en 2003) pour atteindre les 173,8 millions EUR. Ce net repli du chiffre d’affaires a par ailleurs fortement pesé sur la rentabilité du groupe qui a vu ses bénéfices (0,13 EUR€ par action) fondre de plus de 90 % l’an dernier après un recul de plus de 40 % déjà en 2003. Pour cette année, la situation ne s’annonce guère mieux et la direction prévoit d’ores et déjà une baisse des ventes de 10 % au premier trimestre 2005 par rapport au premier trimestre 2004. Cette forte dégradation des résultats depuis maintenant plus de deux ans a conduit le conseil d’administration de Zapf à prendre une série de mesures qui semblaient du reste s’imposer. Tout d’abord, aucun dividende ne devrait être versé au titre de l’exercice 2004. La direction entend ainsi monopoliser ses ressources pour restructurer son activité et s’adapter aux conditions de marché actuelles. Cette année, le programme de réduction des coûts qui passe par la suppression de 27 % des effectifs devrait permettre de stabiliser la marge opérationnelle de Zapf au niveau de 2004 (4,4 %), abstraction faite cependant des coûts de restructuration estimés à 4 millions EUR. A l’horizon 2007, Zapf entend réduire ses coûts de 17 millions EUR par rapport à 2004 et vise une marge opérationnelle de 13 %, ce qui est conforme au niveau de rentabilité historique du groupe.
L’absence de dividende pour 2004 a fortement pesé sur le cours même si la mesure nous semblait nécessaire. Le plan de restructuration nous semble par ailleurs pertinent et devrait permettre à Zapf de renouer progressivement avec la rentabilité au cours des 2 à 3 prochaines années.

Si la forte baisse du cours pourrait constituer une opportunité d’achat, le manque de visibilité sur les ventes incite cependant à la prudence, d’autant plus que la direction ne se risquera pas à faire de prévisions chiffrées pour cette année avant la fin du deuxième trimestre. Conservez.

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