Analyse
Accor il y a 11 ans - mercredi 12 octobre 2005

Confrontée à de précédents choix stratégiques pas toujours convaincants, la nouvelle direction n'aura pas la tâche facile.

Pas de revirement stratégique attendu

Confrontée à de précédents choix stratégiques pas toujours convaincants, la nouvelle direction n'aura pas la tâche facile.
L’action est chère.
VENDEZ.

C’est finalement le tandem Serge Weinberg / Gilles Pélisson qui a été désigné pour prendre les rênes d’Accor en janvier prochain.
Aucun changement stratégique majeur n’est à attendre de ce changement. Accor concentrera toujours ses efforts de développement sur l’hôtellerie économique (moins sensible à la conjoncture). Il poursuivra aussi son programme de vente d'hôtels, qu'il loue ensuite pour un montant qui varie en fonction du chiffre d’affaires. L’investissement récent de 1 milliard d’euros du fonds d’investissement Colony dans le groupe lui offre les moyens d’accélérer ce développement, tout en réduisant son endettement.
La nouvelle direction devra néanmoins gérer d’autres dossiers, tels que les cessions d’actifs non stratégiques (agences de voyage, service à bord des trains,…), qui se font attendre, et l’avenir de la participation dans le Club Med, dont l'intérêt stratégique ne nous paraît pas évident.
En outre, Accor réalisant 70 % de son chiffre d’affaires dans le secteur hôtelier en Europe, dont la reprise est lente, nous tablons sur un bénéfice par action limité à 1,4 EUR en 2005 et de 1,75 EUR en 2006.

Cours au moment de l'analyse : 43,57 EUR

Accor est le premier groupe hôtelier européen. Il est aussi présent dans les titres-services (entre autres tickets restaurants) et plus marginalement dans la restauration, le service à bord des trains, les agences de voyages et les casinos.

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