Analyse
Lagardère il y a 11 ans - lundi 3 octobre 2005

Dans sa politique d’acquisitions, le groupe francçais d'édition ne se laisse pas tenter par des opérations inconsidérées.

Un semestre sans surprise

Dans sa politique d’acquisitions, le groupe ne se laisse pas tenter par des opérations inconsidérées. Une stratégie prudente que nous apprécions, mais l’action est chère.
VENDEZ.

Si le bénéfice du premier semestre a gagné 39 % par rapport à un an plus tôt, c’est avant tout grâce au constructeur d’avions EADS, dont Lagardère détient 15 %. Dans les activités Médias, le bénéfice a augmenté de 10 %. Le chiffre d’affaires, acquisitions non comprises, a crû quant à lui de 2,8 %. Une fois de plus, c’est la division Livres qui mène la danse : son chiffre d’affaires (comparable) a progressé de 7,2 % et son résultat opérationnel de pas moins de 56 %. La division Presse écrite , par contre, a vu son chiffre d’affaires quasi stagner (+0,6 %) et son résultat opérationnel reculer de 6 %. Le principal handicap reste la morosité économique, qui déteint sur les revenus publicitaires. La direction a légèrement relevé son objectif de résultat opérationnel, mais nous en avions déjà tenu compte. Nous maintenons dès lors nos prévisions bénéficiaires à 3,79 EUR par action en 2005 et 4,21 EUR en 2006. Pour l’heure, le groupe ne projette pas de modifier sa politique d’acquisitions. Il en a les moyens (peu de dettes), mais reste néanmoins prudent. Les négociations menées avec Vivendi sur une participation dans le Groupe Canal achoppent toujours sur le prix.

Cours au moment de l'analyse : 59,05 EUR

Lagardère est un groupe français de médias actif dans la presse (Elle, Paris Match,…), l’édition (Larousse…), la radio (Europe1…). Il est aussi actionnaire d’EADS à 15 %.

 

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