Analyse
Alstom il y a 11 ans - lundi 9 janvier 2006

Le français boucle sa restructuration en se séparant de son activité "marine", déficitaire.

Cession de la division marine

Alstom boucle sa restructuration en se séparant de son activité marine , déficitaire. Une opération bienvenue qui améliore ses perspectives. Mais l’action reste chère et risquée.
VENDEZ.

Alstom a conclu avec le constructeur norvégien de navires civils Aker Yards la cession prochaine de sa division marine (Chantiers de l’Atlantique). Cette division ne compte que pour 5 % du chiffre d’affaires mais sa cession était attendue avec impatience car l a division a accusé de lourdes pertes ces dernières années et freiné le redressement du groupe. Toutefois, Altsom devant injecter des liquidités dans l’activité pour pouvoir la céder, l’opération aura un impact négatif sur ses comptes (hausse de la dette de 300 millions d’euros et charge exceptionnelle de 0,73 EUR par action pour l’exercice en cours). Mais cet inconvénient est moins important que l’avantage qu’en retirera le groupe, qui pourra désormais se concentrer sur ses principaux métiers : les infrastructures pour l’énergie et la construction ferroviaire. Mais bien que se libérant d’un boulet, Alstom maintient des objectifs de marge opérationnelle peu enthousiasmants : 5 % pour l’exercice 2005/06 (clôture le 31/03) et entre 6 et 7% pour 2007/08, des chiffres faibles face à ce qu’affiche les principaux concurrents. Nous maintenons dès lors nos prévisions de bénéfice par action (hors charges exceptionelles) à 3,3 EUR pour 2005/06 et à 4 EUR pour 2006/07.

Cours au moment de l'analyse : 54,00 EUR

Alstom est un groupe industriel français. Après la cession de ses activités dans la marine, il restera concentré sur, d’une part les équipements pour l’énergie (centrales, turbines, alternateurs), les services aux sociétés d’électricité et la dépollution, et d’autre part les transports (construction de trams, trains, TGV, ...).

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