Analyse
Pernod Ricard il y a 11 ans - lundi 27 mars 2006

Le français recueille le fruit de l’intégration rapide d’Allied Domecq.

Premier semestre conforme aux attentes

Le français recueille le fruit de l’intégration rapide d’Allied Domecq. Les prévisions de bénéfice sont bonnes mais l’action est chère.
VENDEZ.

Beau résultat au premier semestre 2005/06 (clôture annuelle le 30/06), qui inclut l’importante période des fêtes de fin d’année : le chiffre d'affaires gagne 4,5 % (par croissance interne) et le bénéfice par action 26 % (hors éléments non récurrents). Les grandes marques historiques font à nouveau preuve d’une belle croissance et d’une bonne rentabilité. Et la filiale britannique Allied Domecq, dont les chiffres sont repris dans les comptes depuis août 2005, apporte aussi sa pierre à l'édifice. C’est un soulagement pour l’actionnaire, même si Pernod Ricard avait déjà précédemment fait la preuve de sa capacité à assumer les intégrations (avec Seagram en 2001). Pour l'heure, l’intégration d’Allied Domecq a déjà permis de réaliser 40 % des économies espérées, ce qui est très honorable. Grâce aux copieuses liquidités générées et au produit de certains désinvestissements, le groupe peut en outre alléger sa dette, alourdie par l’acquisition d’Allied Domecq. Autre impact positif de l'acquisition : les profits proviennent maintenant pour plus de 50 % d’Asie et d’Amérique, des régions qui offrent un meilleur potentiel que l’Europe.
Nous prévoyons un bénéfice par action 2005/06 de 7,60 EUR et tablons sur 9,20 EUR pour 2006/07.

Cours au moment de l'analyse : 158,80 EUR

Pernod Ricard est le numéro deux mondial du secteur des vins et spiritueux (derrière Diageo), connu pour des marques telles que Chivas, Martell ou encore Mumm, le français Pernod Ricard s’est renforcé en 2005 par l’acquisition de son concurrent britannique Allied Domecq.

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