Analyse
Corus il y a 11 ans - jeudi 8 juin 2006

Dans un secteur de l’acier en consolidation, Corus fait l’objet de diverses rumeurs.

En quête d’une plus grande taille

Dans un secteur de l’acier en consolidation, Corus fait l’objet de diverses rumeurs. Mais ne spéculez pas. Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.

2006 s’annonce moins porteur que 2005 : comme prévu, les résultats du premier trimestre reculent. Le chiffre d’affaires souffre de prix de vente moins élevés qu’un an plus tôt et le bénéfice est pénalisé par la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières (minerai de fer, zinc…). Et même si une remontée des prix de vente se dessine, le potentiel de reprise du marché de l’acier d’ici à 2007 nous semble limité, compte tenu du tassement attendu de la croissance économique l’année prochaine.
Quasiment restructuré, mais toujours moins rentable que ses grands concurrents, Corus pense aux acquisitions. Mais vu sa faible taille, pas question de jeter son dévolu sur des poids lourds. Il vise plutôt les pays émergents, comme le Brésil ou la Russie, et notamment un rapprochement avec le russe Evraz, qui pourrait se faire grâce à une prise de participation du milliardaire Abramovitch dans Corus, dont le cours a d’ailleurs déjà profité.
Quoi qu’il en soit, compte tenu du mouvement de consolidation actuel, l’avenir du sidérurgiste doit passer selon nous par une taille plus grande. Et si ce n’est par partenariat ou acquisitions, ce pourrait être aussi par son rachat par un tiers à moyen terme.

Cours au moment de l'analyse : 382,00 pence

Corus est le huitième sidérurgiste au monde, actif dans les aciers plats et longs. Sa production d’aluminium sera vendue au troisième trimestre 2006.

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