Analyse
Vedior il y a 11 ans - mardi 14 novembre 2006

Le groupe d’intérim perd du terrain sur ses principaux marchés et poursuit des objectifs de marge trop ambitieux.

Troisième trimestre mitigé

Le groupe d’intérim perd du terrain sur ses principaux marchés et poursuit des objectifs de marge trop ambitieux. Action chère.
VENDEZ.

Le groupe s’améliore sur bon nombre de marchés (Royaume-Uni, Espagne, Belgique, USA …), mais perd des parts de marché en France et aux Pays-Bas (qui comptent ensemble pour 48 % du chiffre d’affaires et 44 % du bénéfice opérationnel). En France, il est victime de sa large exposition au marché automobile, sur lequel le recours à l’intérim a encore baissé de 15 % au troisième trimestre. Aux Pays-Bas, son activité n’a crû que de 8 %, contre 16 % pour l’ensemble du marché et pour son leader Randstad (voir BH 1291); une piètre performance qui peut toutefois s’expliquer par l’abandon de certains contrats, au profit d’activités spécialisées plus rentables. Certes, globalement, ces prestations ne sont pas si mauvaises, car en France, c’est l’ensemble du marché de l’intérim qui est en recul ou stable depuis 6 ans. Sur les 9 premiers mois de 2006, le chiffre d’affaires de Vedior progresse ainsi finalement de 7 % (hors acquisition) et ses activités spécialisées (1/3 du revenu) font grimper sa marge. Mais celle-ci n’est toujours que de 3,6 %, soit encore loin de l’objectif visé (4,6 à 5,6 %). Nous réduisons dès lors nos estimations de bénéfice par action à 0,95 EUR pour 2006 (contre 1,01 auparavant) et à 1,10 EUR pour 2007 (contre 1,20).

Cours au moment de l'analyse : 14,52 EUR

Vedior est une société d’Intérim néerlandaise active dans le monde entier mais fortement exposée au marché français (41 % de son chiffre d’affaires).

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