Analyse
Heineken il y a 10 ans - jeudi 7 décembre 2006

Le bilan du groupe avalise la stratégie mais la Bourse nous semble trop optimiste.

Le brasseur reprend des couleurs

Le bilan du groupe avalise la stratégie mais la Bourse nous semble trop optimiste. Titre cher.
VENDEZ.

Un peu plus d’un an après l’arrivée de la nouvelle direction, le bilan est meilleur que prévu.
Au premier semestre, le bénéfice a crû de 10 % (base comparable), une bonne performance, même en tenant compte du coup de pouce de la coupe du monde de football. Aux USA, le risque pris en lançant la «premium light» est payant : la light est un succès et ne fait pas d’ombre à la classique. En Russie, l’intégration des acquisitions semble efficace : la part de marché est déjà de 14 % et pourrait atteindre 20 % à moyen terme. Enfin, le plan de réduction des coûts est sur bonne voie (il vise d’ici 2008 une économie annuelle de 0,70 EUR par action avant impôts).
Quelques nuages à l’horizon néanmoins. D’abord le dollar, dont le recul pèsera sur les chiffres (Heineken vend aux USA sans y produire); néanmoins, la part du bénéfice issu des USA (±10 %) est moins grande qu’avant. Ensuite le prix des matières premières, notamment pour  l’emballage; mais en cas de trop grave dérapage, Heineken pourrait compenser par une hausse des volumes ou du prix des «premiums» (en veillant à résister à la concurrence) ou par d’autres réductions de coûts.
Nous tablons sur un bénéfice par action 2006 de 1,75 EUR et de 2,00 EUR en 2007.

Cours au moment de l'analyse : 36,22 EUR

Le brasseur néerlandais Heineken est le numéro quatre mondial de son secteur et le premier importateur de bière aux Etats-Unis. Il s’est renforcé ces dernières années en Europe de l’Est et surtout en Russie .

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