Analyse
E.ON il y a 10 ans - mercredi 14 mars 2007

L’OPA lancée sur Endesa a du plomb dans l’aile. Mais ce n’est pas une catastrophe pour un groupe solide comme E.ON.

Frein à la croissance européenne

L’OPA lancée sur Endesa a du plomb dans l’aile. Mais ce n’est pas une catastrophe pour un groupe solide comme E.ON.
Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.

L’allemand avait lancé fin janvier sur son homologue espagnol Endesa une OPA qui semblait en bonne voie. Mais le confrère italien Enel remet tout en cause en entrant dans le capital d’Endesa : il en détient déjà 9,99 % et portera sa participation à 24,98 % en cas de feu vert (probable) des autorités espagnoles. De la sorte, et compte tenu des autres grandes participations dans Endesa (21 % aux mains du groupe de constructionr Acciona, 10 % à la banque Caja Madrid et 3 % auprès de l’Etat espagnol), E.ON n’a guère de chances de franchir la barre des 50 % à l’issue de son offre. Il a dès lors revu ses ambitions à la baisse et pourrait se contenter d’une participation minoritaire, si elle s’avère toutefois suffisante pour avoir son mot à dire. Dans le cas contraire, il retirera son offre, ce qui freinerait sérieusement ses ambitions de croissance en Europe (mais d’autres opportunités existent). E.ON est en outre une des leaders de son secteur et un des plus solides, il jouit de perspectives favorables (affichées lors de la publication de ses  bons résultats 2006) et détient de copieuses liquidités qui pourraient être distribuées aux actionnaires, comme par le passé. Nous tablons sur un bénéfice par action de 8,00 EUR en 2007 et de 8,50 EUR en 2008.

Cours au moment de l'analyse : 97,03 EUR

Actif à la fois dans l’électricité et le gaz, E.ON occupe en Allemagne une position de leader, devant RWE. Il est le deuxième producteur d’électricité au Royaume-Uni et est aussi bien implanté aux Pays-Bas, en Scandinavie, en Suisse et en Autriche. En termes de capitalisation boursière, il est actuellement le numéro deux mondial du secteur des services aux collectivités, derrière le français EDF.

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