Analyse
Les secteurs en 2007 il y a 9 ans - vendredi 28 décembre 2007
Un tour d'horizon.

BANQUES & ASSURANCES (Europe)
La crise du subprime et, en corollaire, l’accès réduit au crédit ont surtout touché les banques d’affaires (pertes de commissions de courtage, provisions, …). Les doutes sur l’impact de la crise ont du reste miné la confiance des investisseurs dans les valeurs bancaires. Les assurances ont fait mieux grâce à une hausse des encaissements de primes et à une sinistralité avantageuse en non-vie.

DISTRIBUTION
La crise des crédits et de l’immobilier a à ce jour eu peu d’influence sur le modèle de consommation alimentaire des Américains. Néanmoins, les distributeurs ont souffert de la concurrence féroce et de l’impossibilité de répercuter la hausse des prix sur le client. Expansion sur les marchés émergents et cession du patrimoine immobilier devraient apporter une bouffée d’oxygène.

HAUTE TECHNOLOGIE
Après les sombres prévisions émises par les deux ténors du secteur, IBM et Cisco, au troisième trimestre, le secteur a bu la tasse. Les semi-conducteurs, très sensibles à la concurrence, et les services informatiques ont été plus touchés que les fabricants d’électronique (PC, écrans plats, …) et les équipementiers télécoms, qui profitent davantage de la croissance dans les pays émergents.

MATIERES PREMIERES
Bien que le cours de nombreuses matières premières (cuivre, zinc, …) n’ait pas augmenté par rapport à 2006, le secteur a été particulièrement performant grâce à la forte demande, surtout de la Chine où les besoins sont énormes (construction, sidérurgie,…). Certains exploitants miniers comptent bien utiliser leur trésorerie pour acquérir des concurrents et étoffer ainsi leurs capacités.

MEDIAS
L’évaluation des valeurs médias début 2007 (globalement chère) ne leur laissait que peu de marge d’appréciation.  Coincés entre la concurrence d’internet, qui attire une part croissante de la manne publicitaire, et le ralentissement de l’économie occidentale, les groupes de médias peinent à augmenter leurs recettes publicitaires, composante pourtant essentielle de leurs revenus.

PETROLE ET GAZ
Hausse structurelle des coûts, nationalisme accru et recul de la production ont tempéré l’impact de la hausse des prix du baril (trait fin, éch. de droite en USD) mais à moyen terme, le relèvement de la production et le maintien des prix à un niveau élevé devraient soutenir la rentabilité (même dans les zones difficiles d’accès), sans parler de la présence accrue dans les énergies alternatives.

PHARMACIE
Durcissement du cadre réglementaire oblige, de nombreux médicaments se sont vu refuser l’accès au marché en 2007. De plus, la concurrence accrue des médicaments génériques n’a fait qu’accentuer la pression sur les chiffres de vente. En attendant des jours meilleurs, le secteur opte pour des réductions de coûts et de généreux dividendes.

TELECOMS
La crainte d’un passage trop brutal aux nouvelles technologies (téléphonie sur internet, WIFI, …) s’est avérée infondée et les résultats ont bien résisté. Les grands opérateurs nationaux tablent à présent sur leur offre globale (TV, internet, téléphonie fixe et mobile) pour mieux fidéliser les abonnés. En Europe, la perspective de réductions des coûts a aussi quelque peu soutenu les cours.

UTILITIES (Europe)
Le secteur est en hausse pour  la cinquième année consécutive grâce aux efforts fournis (concentration sur le cœur de métier, restructurations, réduction de l’endettement) en vue de la libéralisation du marché européen de l’électricité et du gaz, effective depuis juillet 2007. Le mouvement de consolidation et l’intérêt pour les secteurs plus défensifs constituent également des facteurs de soutien.

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