Analyse
Thales il y a 9 ans - vendredi 20 juin 2008

Les perspectives de croissance souffrent de la baisse des dépenses militaires en Europe et la relative petite taille du groupe empêche toute amélioration sensible de la rentabilité.

Un secteur qui doit se consolider

Les perspectives de croissance souffrent de la baisse des dépenses militaires en Europe et la relative petite taille du groupe empêche toute amélioration sensible de la rentabilité.L’action est  chère.
VENDEZ.

Comme on pouvait s’y attendre, les dépenses militaires de la France (30% du chiffre d’affaires) seront orientées à la baisse ces prochaines années. Et la tendance est similaire un peu partout en Europe. Cela limite les perspectives des acteurs européens du secteur, par ailleurs trop nombreux. Des rapprochements deviennent dès lors primordiaux, pour réduire les coûts et mieux concurrencer les gros acteurs américains, qui bénéficient quant à eux des budgets militaires colossaux consentis outre-atlantique. Certes, depuis plusieurs années, Thalès fait l’objet de convoitises, notamment de la part d’EADS et de Finmeccanica. Mais les considérations politiques compliquent la donne et poussent plutôt vers les partenariats. En outre, en 2006, les chances d’OPA se sont réduites quand Thalès a acquis certaines activités d’Alcatel-Lucent, en échange d’une hausse de celui-ci dans son capital (à 21 %). Thalès pense dès lors plutôt aux acquisitions dans des régions à plus fort potentiel de croissance, dont les USA. Mais là aussi, des considérations politiques peuvent être source de blocages. Nous tablons sur un bénéfice par action de 3,66 EUR en 2008 et de 3,70 EUR en 2009.

Cours au moment de l'analyse : 37,94 EUR

Thales est un groupe français qui figure parmi les leaders européens de la fabrication et de la commercialisation d'équipements et de systèmes électroniques destinés aux secteurs aéronautique, naval et de la défense.

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