Analyse
Royal Bank of Scotland il y a 9 ans - mercredi 2 juillet 2008

Déjà fragilisée, la banque britannique est rattrapée par l'accélération de la crise immobilière au Royaume-Uni.

Changement de conseil

Déjà fragilisée, la banque britannique est rattrapée par l'accélération de la crise immobilière au Royaume-Uni. Titre devenu correctement évalué.
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Le groupe est très exposé au secteur immobilier au Royaume-Uni et celui-ci est en crise : prix en baisse constante (avril : -1,5 %, mai : -2,4 %), volume des crédits immobiliers octroyés en chute (avril : -50 %) et peu d'espoir d'une très prochaine reprise. Dès lors, ces prochaines trimestres, les résultats de la division immobilier de Royal Bank of Scotland risquent bien de fléchir. Triste nouvelle pour un groupe déjà éprouvé par les lourdes dépréciations actées en début d'année (et qui seront sans doute renforcées d'ici fin 2008), ainsi que par le récent rachat d'actifs d'ABN Amro, à de piètres conditions. Pour soutenir sa structure financière, le groupe est dès lors contraint d'augmenter son capital et de céder des actifs. Mais même si ces cessions se font à bon prix (ce qui n'est pas gagné d'avance, vu la crise), sa situation financière restera fragile, car ces quatre dernières années, il s'était lancé de manière agressive dans des opérations de croissance externe (quadruplement des actifs). Une fragilité qui alourdira les conditions de financement qu'on lui accordera. En conséquence, le groupe annonce davantage de prudence dans ses opérations de croissance et nous nous montrons plus pessimistes qu'auparavant pour son évolution.

Cours au moment de l'analyse : 204,00 p.

Royal Bank of Scotland est une banque de détail britannique qui s’internationalise depuis 1999 (40 % du profit issu de l’étranger en 2006, contre 15 % en 1999) et qui développe sa banque d'investissement (50 % du profit 2006).

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