Analyse
Thomson il y a 9 ans - lundi 28 juillet 2008

En difficultés, le français vient enfin de nommer un nouveau directeur général dont on espère qu’il précisera rapidement et efficacement une stratégie.

Le plus dur reste à faire

En difficultés, le français vient enfin de nommer un nouveau directeur général dont on espère qu’il précisera rapidement et efficacement une stratégie. L’action est correctement évaluée mais très risquée !
Si le risque ne vous effraie pas, CONSERVEZ.

Le groupe n’est pas à la fête. Son profil s’est brutalement détérioré suite à l’affaiblissement de l’économie américaine (à laquelle il est très exposé) et à ses difficultés d’assumer la transition technologique dans les médias et les télécoms. Au premier semestre, son chiffre d’affaires a perdu 7,3 % et plongé le résultat par action dans le rouge. Thomson reste certes bien positionné sur des segments porteurs (numérisation dans le cinéma et la télévision), mais sa rentabilité reste faible et est encore fragilisée par la conjoncture, alors que ses activités sont trop diversifiées et que la valeur de certains actifs quasi obsolètes est en recul. Il s’agit donc de procéder à des recentrages et de préciser une stratégie, une tâche confiée à la nouvelle direction qui n’aura pas le droit à l’erreur. Dans ce contexte difficile et compte tenu d’un endettement menaçant, après la suspension du dividende, nous ne pouvons exclure l’hypothèse d’une augmentation de capital qui serait vue comme un constat d’échec. Dans ce contexte, nous maintenons nos prévisions de bénéfice par action (récemment abaissées) à 0,10 EUR pour 2008 et 0,30 EUR pour 2009 (hors éléments non récurrents).

Cours au moment de l'analyse : 2,98 EUR

Groupe français fournisseur de produits et services vidéo et audio pour les médias et les télécoms.

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