Analyse
La semaine en Bourse il y a 9 ans - lundi 11 août 2008

La semaine écoulée s’est montrée positive pour les Bourses. Il est néanmoins trop tôt pour considérer que la crise financière et boursière est terminée.

La semaine écoulée s’est montrée positive pour les Bourses : l'indice européen DJ Stoxx 50 a gagné 2,7 %, le Bel 20 s’est apprécié de 2,9 % et le S&P 500 s'est adjugé une hausse de 2,9 % également.  

Plusieurs facteurs expliquent cette embellie :

Les résultats semestriels.
Bien que fragilisés par la conjoncture difficile, ils font généralement montre d'une bonne capacité de résistance, notamment dans des secteurs comme l'alimentation et les télécoms, qui gardent leurs vertus défensives.

 La baisse des prix des matières premières
Elle s'est confirmée, avec en exergue celle du baril de pétrole (-8,3 % en USD). Cela réduit les craintes inflationnistes et a permis aux banques centrales de garder leurs taux d'intérêt inchangés. Peu de secteurs ont eu à s'en plaindre, à l'exception du secteur pétrolier (-2,2 %) ou de celui des non-ferreux (-7 %). A l'inverse, le secteur automobile, pourtant peu fringuant, a repris des couleurs (+5 %)

Le dollar
Il a repris du poil de la bête face à l'euro (+3,5 %) alors que les perspectives de croissance européenne se sont assombries, notamment en Allemagne. Un peu de baume au cœur des entreprises exportatrices européennes, fortement présentes sur les Bourses.

Le secteur financier
La majorité des résultats des groupes financiers européens ont été quelque peu  soulagés et le secteur a gagné 3,6 %. Certes, ces résultats s'inscrivent souvent en (forte) baisse, mais le pire a été évité. Plusieurs groupes ont même publié des chiffres assez rassurants pour l'avenir (Société Générale, BNP Paribas, AXA).

Il est néanmoins trop tôt pour considérer que la crise financière et boursière est terminée. D'une part, la finance américaine (et partant, mondiale) demeure fragile. D'autre part, le coup de froid économique en cours peut toujours se transformer en grosse bronchite et peser plus substantiellement sur les résultats futurs. Les Bourses européennes et américaines ne nous semblent toujours pas bon marché, à l'exception de la bourse britannique. La prudence reste donc le maître-mot.  

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