Analyse
Royal Bank of Scotland il y a 9 ans - mercredi 15 octobre 2008

L’Etat britannique participe à la recapitalisation du groupe mais se rémunère et impose sa loi.

Dividende suspendu jusqu’à … ?

L’Etat britannique participe à la recapitalisation du groupe mais se rémunère et impose sa loi.
Action correctement évaluée.
CONSERVEZ.

La situation de la banque britannique, déjà difficile en août, s’est aggravée avec la chute des Bourses, la hausse des défauts de paiement des crédits (immobilier, consommation) et le renchérissement des prêts interbancaires. Une dégradation de la solvabilité qui la contraint à faire appel à ses actionnaires et à l’Etat pour renforcer ses fonds propres (20 milliards de livres). L’opération est inéluctable. Mais l’actionnaire en fera les frais. Car, sur les actions préférentielles que reçoit l’Etat en échange des capitaux injectés, la banque devra verser chaque année un coupon de 12 % (coût annuel supplémentaire de 600 millions de livres). Et tant qu’elle n’aura pas remboursé les capitaux à l’Etat, elle ne paiera pas de dividende sur ses actions ordinaires. De plus, la hausse du nombre d’actions diluera le bénéfice : le bénéfice par action 2009 perdra 55 % (à 13 pence). L’Etat exige aussi que la banque se montre plus radicale dans sa réorganisation : elle doit cesser de tenter de croître tous azimuts, se recentrer sur le Royaume-Uni et réduire sa voilure en banque d’investissement et en Asie. La volonté de réduire le niveau de risque est louable, mais l’arbitrage entre essor et repli sera difficile. Pour ces raisons, ne souscrivez pas à l’augmentation de capital.

Cours au moment de l'analyse : 65,00 p.

Royal Bank of Scotland est une banque de détail britannique qui s’internationalise depuis 1999 (40 % du profit issu de l’étranger en 2006, contre 15 % en 1999) et qui développe sa banque d'investissement (50 % du profit 2006).

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