Analyse
Computer Sciences Corporation il y a 8 ans - lundi 1 décembre 2008

Le groupe CSC n’a pas assez réduit ses espoirs de résultats pour l’exercice en cours. Des pertes de parts de marché sont à craindre.

Trop optimiste

Le groupe CSC n’a pas assez réduit ses espoirs de résultats pour l’exercice en cours. Des pertes de parts de marché sont à craindre.
En cette période de crise, bien que cette action soit bon marché, ne l’achetez pas.
CONSERVEZ.

Le résultat du deuxième trimestre de l’exercice en cours (clôture annuelle le 31/03) a été conforme aux attentes. Pour l’ensemble de l’exercice, CSC ne réduit que peu son objectif de résultat. Trop peu selon nous, vu l’ampleur de la crise. Certes, 35 % de son chiffre d’affaires provient du secteur public américain et cette part de revenus ne devrait pas trop souffrir. Mais pour les 65 % restants, en cette période de crise, bon nombre de clients (secteurs financier, automobile) vont réduire leurs dépenses informatiques. Et CSC étant peu compétitif, il risque d’en souffrir plus que d’autres. Certes, en 2006, il a lancé de grosses restructurations et en 2007, il acquis Covansys, portant ainsi la part de ses effectifs dans les pays à bas coûts à 18 %. Mais cette proportion reste faible par rapport aux concurrents. CSC est donc à la traîne en termes de compétitivité et de rentabilité, face aux concurrents américains, beaucoup plus imposants que lui (IBM, Accenture et HP) et aux concurrents indiens (comme Infosys), qui cassent les prix. Nous prévoyons un bénéfice par action de 3,65 USD pour l’exercice en cours (ou 6,1 USD si on inclut un gain fiscal non récurrent) et de 3,80 USD pour le suivant.

Cours au moment de l'analyse : 27,86 USD

Computer Sciences Corporation est une société informatique américaine qui propose à une clientèle d’industries et de services publics une gamme étendue de services, avec un objectif de solution globale : consultance, élaboration de projets, intégration de systèmes, sous-traitance IT. Employant environ 79 000 personnes dans 80 pays, elle fait partie du top 5 de son secteur aux Etats-Unis (62 % du chiffre d’affaires, dont 36 % dans les services publics).

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