Analyse
Lafarge il y a 8 ans - lundi 2 mars 2009

Acculé, le français doit prévoir une augmentation de capital, qui diluera sérieusement le bénéfice.

Renforce sa structure financière

Acculé, le français doit prévoir une augmentation de capital, qui diluera sérieusement le bénéfice.
Titre correctement évalué, mais dont le niveau de risque passe de 3 à 4.
CONSERVEZ.

Le chiffre d’affaires 2008 a gagné 8,1 % grâce au rachat d’Orascom Cement (Egypte), mais le bénéfice perd 16,3 % (frais de financement !), à 8,27 EUR par action et le dividende est divisé par 2, à 2 EUR brut. Bien qu’ayant assez bien résisté à la détérioration économique au 4e trimestre 2008, le groupe prévoit qu’en 2009 ses ventes de ciment reculeront de 0 à 3 % (forte baisse des marchés matures, ralentissement de la croissance des pays émergents). Il faut dès lors de nouvelles économies, réduire les investissements, abandonner des activités, restructurer et amortir la dette, qui a fortement grimpé suite au rachat d’Orascom. Un rachat qui a de plus fait grimper le goodwill (au total actuellement : ±70 EUR par action), lequel pourrait devoir être réduit en partie dans le bilan si l’économie s’affaiblit encore. En outre, confronté à un besoin d’argent frais, le groupe prévoit (en avril ?) une augmentation de capital de 1,5 milliard, avec droits de préférence (ne souscrivez pas). Vu l’aggravation de la situation du secteur de la construction (et des matériaux) et la hausse prévue du nombre d’actions (+20 à 25 % suite à l’augmentation de capital), nous misons sur un bénéfice par action de 6,79 EUR en 2009 (contre 8,78 auparavant) et de 6,45 EUR en 2010 (contre 9,37).

Cours au moment de l'analyse : 34,29 EUR

Le groupe français Lafarge, présent dans 76 pays, est un des leaders mondiaux de la production et la vente des matériaux de construction (ciment, bétons, granulats, plâtre, ...).

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