Analyse
Pernod Ricard il y a 8 ans - vendredi 10 avril 2009

Avec la filiale Absolut qui pèse sur les comptes et un déclin pire que prévu de son marché, le français prévoit une augmentation de capital.

Au régime sec

Avec la filiale Absolut qui pèse sur les comptes et un déclin pire que prévu de son marché, le français prévoit une augmentation de capital. Avant qu’elle ne soit lancée, défaites-vous de ce titre cher.
VENDEZ.

Pernod Ricard doit réduire sa dette. Il cède pour cela des actifs non stratégiques. Mais il est aussi contraint à quémander 1 milliard d’euros à ses actionnaires, selon des modalités qui restent à définir. Car, non seulement, il a sans doute payé trop cher le rachat du spécialiste de la vodka Absolut (en février 2008). Mais il souffre de plus d’un recul de la demande de ses produits. En Europe de l’Est, en Russie, aux USA… ses clients liquident leurs stocks avant de commander à nouveau. Sa stratégie, basée sur les marques premium, n’est donc pas insensible à la brusque dégradation ambiante, qui heurte la classe moyenne aisée.
Au 1er semestre de l’exercice 2008/09 (clôture annuelle le 30/06), le chiffre d’affaires a connu une croissance interne de 5 % et le bénéfice (hors frais d’acquisition de Absolut) a grimpé de 15 %. Malgré cela, le groupe réduit ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice. Quant à nous, nous maintenons notre estimation (prudente) de bénéfice par action 2008/09 à 4,25 EUR. Pour 2009/10, nous la réduisons à 4,50 EUR (contre 5 EUR auparavant). Le dividende 2008/09 sera sans doute similaire au précédent (1,32 EUR brut), mais payé en partie en actions.

Cours au moment de l'analyse : 40,81 EUR

Pernod-Ricard est le numéro 2 mondial du secteur des vins et spiritueux (derrière Diageo), connu pour des marques telles que Chivas, Martell ou encore Mumm. Le français s’est renforcé en 2005 par l’acquisition de son concurrent britannique Allied Domecq.

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