Analyse
Pernod Ricard il y a 8 ans - jeudi 23 juillet 2009

La faible demande de boissons “premium” et le niveau élevé de la dette du groupe ont mis le cours sous pression. 

Tout juste conforme aux prévisions

La faible demande de boissons “premium” et le niveau élevé de la dette du groupe ont mis le cours sous pression. Mais en dépit de sa chute, le titre reste cher.
VENDEZ.

Pour l’exercice clôturé le 30 juin dernier, le groupe a publié des chiffres partiels, selon lesquels il aurait atteint ses objectifs (ajustés en avril) : un chiffre d’affaires stable (hors acquisitions et effets de change) et un bénéfice opérationnel en légère hausse. Mais malgré la vente d’actifs et l’augmentation de capital, la dette reste lourde, suite à l’onéreuse reprise de la vodka Absolut en 2008, qui a accru l’exposition du groupe aux USA, alors que l’économie y était déjà en déclin. Les boissons premium (fer de lance de la stratégie, 3/4 du portefeuille de produits et moteur de croissance de 2002 à 2007) semblent aujourd’hui, contrairement aux idées reçues, aussi sensibles à la crise. Les consommateurs se tournent vers les marques meilleur marché. Le groupe est convaincu que sa stratégie axée sur le premium reste la bonne, mais est forcé de se serrer la ceinture et de réduire notamment ses dépenses de marketing. Une substantielle hausse du dividende n’est donc pas à espérer pour ces prochaines années (Pernod ne distribue que 30 % de son bénéfice alors que son concurrent Diageo distribue 50 %). Nous prévoyons un bénéfice par action de 4,25 EUR pour l’exercice qui vient de se clôturer et de 4,3 EUR pour l’exercice en cours.

Cours au moment de l'analyse : 49,12 EUR

Pernod-Ricard est le numéro 2 mondial du secteur des vins et spiritueux (derrière Diageo), connu pour des marques telles que Chivas, Martell ou encore Mumm. Le français s’est renforcé en 2005 par l’acquisition de son concurrent britannique Allied Domecq.

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