Analyse
L'actualité de la semaine écoulée il y a 8 ans - lundi 3 août 2009

Si les investisseurs semblent interpréter l’absence d’indicateurs économiques très décevants par un signe de reprise forte, nous nous montrons plus circonspects.

Si les investisseurs semblent interpréter l’absence d’indicateurs économiques très décevants par un signe de reprise forte, nous nous montrons plus circonspects.

Certes, au deuxièmle trimestre, aux USA, l’activité économique a diminué de seulement 1 %, par rapport à un an plus tôt (alors qu’elle avait reculé de 6,4 % au premier trimestre). Une modération de la récession due à la forte hausse des dépenses gouvernementales (plan de relance), à une baisse plus modérée des investissements des entreprises et à une amélioration de la balance commerciale (chute des importations plus rapide que le recul des exportations).
Mais l’investissement résidentiel a encore reculé de 29,3 % sur le trimestre et freine la croissance. Et les ménages ont diminué leur consommation de 1,2 % (malgré la hausse de leur revenu disponible) et privilégient l’épargne (le taux d’épargne a atteint 5,2 % sur le trimestre, un niveau jamais atteint depuis 10 ans). Pour les prochains trimestres, c’est le choix entre l’épargne et la consommation des ménages qui déterminera l’évolution conjoncturelle. Si les Américains continuent d’épargner plutôt que de consommer, le plan de relance ne fournira qu’un rebond temporaire. Et au vu de l’évolution du chômage, toujours très préoccupante, rien ne permet d’assurer que le consommateur américain retrouvera rapidement son rôle de moteur de l’économie.

Néanmoins, les investisseurs se sont contentés de ces nouvelles et réjouis de plus de résultats trimestriels d’entreprises supérieurs aux attentes. Jusqu’à présent, 75 % des entreprises de l’indice américain S&P 500 ont publié des résultats meilleurs que prévu (bien qu’en en forte baisse par rapport à un an plus tôt).

Le S&P 500 a ainsi gagné 0,8 % sur la semaine écoulée tandis que le DJ Stoxx 50 a progressé de 1,9 % et la Bourse de Bruxelles de 1,6 %.

Le secteur des télécoms (+2,7 %) a profité des bons résultats publiés par BT (+9,9 %), Telefonica (+2,4 %) et France Telecom (+5,8 %), trois groupes qui maintiennent leurs prévisions pour l’ensemble de 2009
(conservez ces trois actions).

Le secteur automobile a gagné 4,3 %, en dépit de la publication de mauvais résultats. Les investisseurs se sont focalisés sur la bonne résistance des liquidités au premier semestre permise par la baisse des stocks. Le semestre en cours sera toutefois beaucoup plus difficile
(restez à l’écart de ce secteur).  

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